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Septembre 2009

Causes de décès des visiteurs étrangers en Australie


Les visiteurs « overseas » furent 1068 à décéder sur le territoire australien en 20 - 01-3. Une majorité de sujets masculins (66%).
- Causes « naturelles » bien sûr, cardio-vasculaires (76%) ischémiques cardiaques en particulier (26%)
- Mais une importante mortalité liée aux transports : 14%
- Et surtout des accidents liés aux activités aventureuses, en particulier balnéaires, nautiques et de plongée, à hauteur de 5%.

LEGGAT P A et al. Overseas visitors deaths in Australie, 20 - 01 to 2003. J Travel Med 2009 ; 16 : 243-7.

NDLR. L’Australie est un pays assez sûr, avec un système de santé performant. Mais on a l’impression que certains visiteurs s’y « lâchent », prenant des risques inconsidérés, comme en atteste la prédominance masculine des décès, jouant volontiers à Crocodile Dundee.

La fièvre typhoïde aux Etats-Unis

On pourrait imaginer les Etats-Unis, pays moderne par excellence, exempts de maladies infectieuses historiques, de transmission féco-orale en particulier. Ce n’est pas tout à fait le cas (NDLR).
Les auteurs ont recensé et analysé les cas de fièvre typhoïde survenus sur le territoire américain de 1999 à 2006. Les CDC leur ont fourni dans cette période 1902 dossiers issus de la déclaration obligatoire. Dans 21% des cas, aucune notion de voyage ne fut identifiée. Le risque de transmission autochtone de la fièvre typhoïde n’est pas majeur mais existe bel et bien aux Etats-Unis. Et la résistance aux antibiotiques usuels, et aux fluoroquinolones en particulier, augmente régulièrement. La plupart des souches de S. Typhi sont importées du sous-continent indien.
Fort heureusement la létalité est inférieure à 1%.

LYNCH M F et al. Typhoid fever in the United States, 1999-2006. JAMA 2009; 302: 859-65.

NDLR. Ce n’est pas à l’ordre du jour, mais demain, peut-être conseillerons-nous à nos patients voyageurs de se faire vacciner avant d’aller dans ce pays de forte immigration et au système d’accès aux soins pour tous assez défaillant (NDLR).

Chik et PR

Les auteurs ont étudié 21 patients réunionnais qui, à la suite d’une infection par le virus Chikungunya, ont développé une polyarthrite rhumatoïde. Le délai médian entre l’infection et l’apparition de la PR était de 10 mois. Tous répondaient aux critères diagnostiques de l’American College of Rheumatology, bien qu’il fut difficile de faire la part des signes et symptômes de la PR et de ceux tardifs du Chik.
La polyarthrite de ces patients était particulièrement agressive : 19 ont dû être rapidement mis sous méthotrexate ; 4 d’entre eux n’y répondirent pas et durent recevoir de l’étanercept (n=3) ou de l’adalimumab (n=1). Une corticothérapie a dû être utilisée chez 15 sujets. Après un an, seuls 4 patients avaient des radiographies normales. Et 4 autres ont dû recevoir des anticorps monoclonaux.
On peut émettre l’hypothèse que l’infection par le Chik soit un facteur déclenchant d’une PR particulièrement sévère. Hypothèse qui devrait être confirmée par des études épidémiologiques.

BOUQUILLARS F et al. Rheumatoid arthritis after chikungunya fever : a prospective study of 21 cases. Ann Rheum Dis. 2009 ; 68 : 1505-6.

Tuberculose et voyages internationaux

Les Centers for Disease Control organisent une surveillance des maladies quarantenaires (QARS). Une de ses rubrique concerne la tuberculose chez les voyageurs internationaux. Les auteurs ont comparé les données 2006-7 et 2007-8.
Les signalements de tuberculose active sont passés de 2,5