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Entrevoir une solution

La gravité des troubles dus aux carences en iode a fait prendre conscience à notre environnement scientifique, politique et économique de l?impérieuse nécessité d?une solution pratique, réaliste et peu onéreuse. Seule une solution applicable dans des régions aux climats souvent arides avec ou sans moyens sanitaires appropriés, et intégrable à des univers socioculturels spécifiques, répondait correctement à ce problème.

L?esthétique, lointaine préoccupation

Le goitre revêt un aspect inesthétique non négligeable.
Ces préoccupations esthétiques s?oublient aisément comparées aux conséquences néfastes de l?hypothyroïdie. Ces dernières sont beaucoup plus graves, surtout quand elle surviennent chez les enfants ou chez les femmes enceintes. Les trop fréquentes anomalies du développement tels que crétinisme, déficiences mentales ou hypotrophie, ne doivent pas faire oublier le fléau sous-jacent : la mortalité périnatale.

Savoir apporter l?iode

Il existe de nombreux moyens d?apporter de I?iode à I?homme. Le premier consiste à laisser aux populations carencées un approvisionnement d?iode, utilisable à la demande. Mais cette voie sous-estime qu?un apport trop important peut occasionner des troubles pathologiques d?hyperthyroïdie ou au contraire d?aggravation d?une hyperthyroïde. L?apport en iode sans garanties sanitaires rigoureuses porte aussi son poids de difficultés. D?autres alternatives à l?exemple de I?iodation du sel sont utilisées. Ces dernières affichent des résultats variants selon les difficultés d?implantation, de transport, de concentration, etc.
Alors que proposer pour répondre au besoin d?iode ?

Une voie à suivre

Connues depuis fort longtemps, les carences en iode ont été combattues par quelques pionniers qui avec sagacité ont tenté la mise en place d?expérimentations d?apport en iode dans des zones fortement carencées. Depuis 1921 la réussite de MARINE et KIMBALL pour ne citer qu?eux est à cet égard fort admirable, et reconnaissons-leur la primauté d?un sujet qui est devenu une urgence internationale en moins d?un demi-siècle. Encouragés dans cette démarche scientifique, MARINE et KIMBALL effectuèrent sur les écoliers d?AKRON dans l?Ohio (U.S.A.) la première expérimentation contrôlée et surveillée d?un apport en iode par supplémentation médicamenteuse.
Quelques années plus tard, l?intérêt de leur essai fut largement établi. D?autres auteurs instaurèrent en Chine une expérience similaire, mais à une beaucoup plus grande échelle. Ceci confirme s?il en est besoin, que I?apport d?iode est nécessaire au juste équilibre de l?homme.

Les difficultés d?un programme

Malgré cet engouement et faute de moyens réellement efficaces, toutes les tentatives d?approches réalisées antérieurement ont montré des lacunes et, particulièrement, qu?aucune méthode ne pouvait satisfaire aux besoins variés de chaque pays. Ce qui est applicable dans une zone ne l?est pas forcément ailleurs. Ce qui est accepté ici ne l?est pas là. Pour évoluer sur ce sujet, il fallait intégrer dans la réflexion une donnée universelle ; mais laquelle ?

Tenir compte de tout

La gravité, I?ampleur des carences, leur répartition au sein d?une même région, la détermination des besoins, revêtent une importance considérable. L?apport d?iode doit donc correspondre aux attentes "bio-géographiques??. Notons de plus, que les conditions socio-économiques, l?infrastructure médicale, ou l?implication d?équipes spécialisées accentuent la complexité du problème. C?est la raison pour laquelle la lutte contre les carences en iode se caractérise par une multitude d?approches dont aucune n?a encore donné totale satisfaction. Telles étaient dans les grandes lignes, les questions soulevées avant qu?une solution apparaisse : L?EAU.
L?eau comme véhicule de transport, indispensable à la vie de ces populations et sujette à de vastes programmes humanitaires.

CLASSIFICATION DES CARENCES (selon l?Organisation Mondiale de la Santé)
  • Situation normale : taux d?iode moyen dans les urines > ou = à 100 µg/l.
  • Endémie légère : taux d?iode moyen compris entre 50 et 100 µg/l.
  • Endémie moyenne : taux d?iode moyen dans les limites de 25 à 50 µg/l.
  • Endémie grave : taux d?iode moyen < à 25 µg/l.

Carence en iode
Zones carencées.
Un milliard d?individus dans le monde sont exposés au risque de carence en iode.