Risques et situations

Soleil bénéfices

SOLEIL BENEFICES

Ci-après une bibliographie récente d’articles scientifiques rigoureux qui démontrent que le soleil n’est pas l’ennemi de l’homme, bien au contraire.
NB. L’exposition solaire est nécessaire, bénéfique, sous réserve d’en respecter les doses et conditions. Elle a des actions propres, par exemple sur la thymie. D’autres passent par la biosynthèse naturelle de la vitamine D qui, très insuffisante dans la population des pays du nord, ne se substitue pas à la prise orale dans de plus en plus nombreuses indications préventives ou curatives. Sur prescription médicale impérative bien sûr.

Cancer bronchique (1)

Les auteurs ont d'abord relevé l'incidence du cancer bronchique, ainsi que la consommation de cigarettes, dans 111 pays; puis la latitude, les radiations UVB et la couverture nuageuse de chacun de ces pays. Et après, bien évidemment, une énorme analyse en régression multiple.

- plus le pays est éloigné de l'équateur, plus l'incidence du cancer bronchique est haute, chez l'homme (R(2)=0,55, p<0, - 01) comme chez la femme (R(2)=0,36, p<0, - 01)

- plus l'irradiation UVB est importante, moindre est la prévalence du cancer bronchique (p=0,003); cette relation statistique est diminuée par la couverture nuageuse (p=0,05) et par la présence d'aérosols atmosphériques (p=0,005).

Conclusion des auteurs. De bas niveaux de radiation UVB sont associés de manière indépendante à une incidence élevée du cancer bronchique dans 111 pays.

Cancer prostatique (2)

Des épidémiologistes anglais ont montré que le cancer de la prostate est plus rare et plus tardif chez les sujets ayant fait de nombreux voyages exotiques (OR 0,41), ayant été tôt dans leur vie exposés au soleil (OR 0,18) et ayant fait plus d’expositions solaires estivales (OR 0,83).

Cancers, méta-analyse (3)

Toutes les études publiées montrent une relation inversement proportionnelle entre exposition solaire d'une part et fréquence et mortalité des cancers suivants :
- prostate: 2 études de cohorte, 3 études cas-témoins, 3 études écologiques
- sein: 2 cohortes, 1 cas-témoins, 4 écologiques
- ovaire: 1 cas-témoin, 2 écologiques
- côlon: études de mortalité: une étude cas-témoins, 2 pro  spectives, 2 écologiques
- lymphomes non hodgkiniens: la méta analyse ne peut pas conclure.

Cancers: l’étude Bethesda (4)

Vaste étude épidémiologique du National Cancer Institute.
Pendant 10 ans (1984-95) et dans 24 états des Etats-Unis, ont été colligés les certificats de décès de tous les sujets morts de cancers du sein, de l'ovaire, du côlon, de la prostate et de la peau (hors mélanome). On a comparé ces sujets à un groupe témoin par rapport à: âge, sexe, race, conditions socio-économiques, activité physique, habitat, degré d'exposition solaire professionnelle. L'analyse par régression logistique a montré:

- que l'habitat en région ensoleillée était négativement associé avec les cancers du sein, de l'ovaire, de la prostate et du côlon,

- que l'exposition solaire professionnelle était négativement associée avec les cancers du sein (OR 0,90) et du côlon (OR 0,94).

Suites d’accidents vasculaires cérébraux (5)

Les malades victimes d’un accident vasculaire cérébral se retrouvent pendant de longues semaines (ou mois) à l’abri du soleil. Les taux sériques de la 25-dihydroxyvit D d’une cohorte de 45 patients se trouvent effondrés. Les auteurs ont exposé des patients victimes d’AVC (n=129) à la lumière solaire pendant 12 mois et les ont comparés avec le même nombre de patients non exposés.
La densité minérale osseuse des premiers fut augmentée de 3,1%, celle des autres diminuée de 3,3% (p=0,00 - 01) ; leur taux sérique de 25-DhvitD fut multiplié par 4; la fréquence des fractures de hanche du côté hémiplégié fut de 1/129 contre 6/129 dans le groupe non exposé (p=0,042).

Sclérose en plaques (6, 7, 8, 9, 10)

1) Latitude et prévalence de la maladie
Une gigantesque étude mondiale (Oxford) montre que la SEP est minimale au niveau de l’équateur et augmente régulièrement avec la latitude.
Une seconde étude, française, révèle un très fort gradient de la maladie entre les régions du nord-est et les régions du sud et de l’ouest de l’Hexagone: prévalence multipliée par deux dans le nord-est par rapport au sud-ouest.

2) L’exposition au soleil
De multiples études montrent que le risque de SEP est significativement diminué chez les sujets passant une part importante de leur vie en extérieur pendant leur jeunesse.
Très démonstrative, une étude menée en Tasmanie a étudié les effets d’une exposition solaire élevée, de 2-3 heures/j, en été, pendant les vacances et les week-ends, sur des sujets de 6 à 15 ans. Chez ces sujets le risque de survenue d’une SEP est diminué de 31%.
Une méta analyse mondiale (52 études) montre une importante et linéaire corrélation avec la quantité d’UVB reçue pendant l’enfance.

3) Action préventive de la vitamine D
Il est démontré que la plupart des patients présentent, des les premiers stades, une carence en vitamine D. Une étude française le démontre clairement. La vitamine D intervient en tant qu’immunomodulateur sur les lymphocytes T, dont le rôle dans le déclenchement de la SEP et son développement est démontré.

REFERENCES

  1. MOHR R et al. Could ultraviolet B irradiance and vitamin D associated with lower incidence rates of lung cancer ? J Epidemiol Community Health 2008 ; 62 : 69-74.
  2. LUSCOMBE CJ et al. Exposure to ultraviolet radiation : association with susceptibility and age at presentation with prostate cancer. Lancet 20 - 01; 358: 641-2.
  3. VAN DER RHEE HJ et al. Does sunlight prevent cancer? A systematic review. Eur J Cancer 2006; 42: 2222-32.
  4. FREEMAN DM et al. Sunlight and mortality from breast, ovarian, prostate and non-melanoma skin cancer:
    a composite death certificate based case-control study. Occup Environ Med 2002; 59: 257-62.
  5. SATO Y et al. Amelioration of osteoporosis and hypovitaminosis D by sunlight exposure in stroke patients. Neurology 2003; 61; 338-342.
  6. HANDEL AE et al. Environmental factors and their timingin adult-onset multiple sclerosis. Nat Rev Neurol 2 - 010; 6: 156–66.
  7. VUKUSIC S et al. Regional variations of multiplesclerosis prevalence in French farmers. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2007; 78:707–9.
  8. PIERROT-DESEILLIGNY C et al. Is hypovitaminosis D one of the environmental risk factors for multiple sclerosis? Brain 2 - 010;133:1869-88.
  9. VAN DER MEI AF et al. Past exposure to sun, skin phenotype, and risk of multiple sclerosis: case-control study. BMJ 2003; 327: 1–6.
  10. BECKLUND B R et al. UV radiation suppresses experimental autoimmune encephalomyelitis independent of vitamin D production. Proc Nat Acad Sci USA. 2 - 010 Apr 6;107(14):6418-23.

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