Risques et situations

Accidentologie routière monde

Les accidents de la voie publique représentent la première cause de mortalité et de rapatriement sanitaire des voyageurs, tropicaux en particulier. Viennent ensuite (d’après les statistiques des compagnies d’assistance internationale) les autres accidents (sport en particulier), les pathologies cardio-vasculaires, les décompensations psychiatriques, les infections cosmopolites et, bien sûr, mais loin après, les pathologies dites exotiques.
Il est de notre devoir d’inviter nos confrères à sensibiliser leurs patients voyageurs à la prévention des accidents de la voie publique, même si cela est beaucoup plus long et difficile que de les vacciner ou de leur prescrire des antipaludiques.

Environ 1,3 million de personnes meurent chaque année d’accidents de la route dans le monde (contre 800.000 du paludisme, 2 - 010), 2,4 millions sont prévus en 2030, et 20 à 50 millions sont victimes de blessures non létales. Les accidents de la route sont la première cause de décès dans la tranche d’âge 15-29 ans. Cette situation est particulièrement catastrophique dans les pays les plus pauvres; 90% des décès routiers surviennent dans les pays à faible ou moyen PIB/hab, pays qui ne possèdent pourtant que 50% du parc automobile mondial. Piétons et deux roues sont très touchés: plus de 50% des décès routiers dans les pays les plus pauvres.

Sécurité routière dans le monde : des chiffres dramatiques

- Un tiers des pays du monde n’ont pas mis en vigueur les mesures de prévention routière de base, comme par exemple les limitations de vitesse.

- Moins de la moitié des pays ont une limite d’alcoolémie à 0,5 g/l, exigent la contention des enfants en automobile, exigent le port d’un casque au conducteur et passager(s) des deux-roues à moteur (pas de limitation du nombre de passagers des deux-roues dans 70% des pays) et émettent des standards de qualité pour les dits casques.

- Seulement 57% des pays exigent que les automobiles soient équipées de ceintures de sécurité à l’avant et à l’arrière.

Enfin, on sait que la prise en charge médicale d’urgence en cas d’accident est un facteur majeur de réduction de la mortalité et des séquelles: celle-ci est inexistante ou rudimentaire dans la totalité des pays en développement. Puis arrivé -tardivement- à l’hôpital, le blessé y trouvera une pénurie de moyens techniques et humains. (Source: OMS)
Souscrire à une assurance assistance internationale est absolument vital pour tout déplacement

- dans les pays non gris et non verts de la carte ci-dessus

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et dans les pays gris ou verts qui n’ont pas d’accord avec la Caisse Nationale d’Assurance Maladie: un accident corporel pourrait être moins bien pris en charge pour des raisons pécuniaires ou ruiner le blessé.

Recommandations aux voyageurs (CDC)

  • Avoir une assurance couvrant totalement les risques d’accidents et leurs conséquences pour le pays visité.
  • Permis de conduire international en plus de son permis national.
  • Se renseigner sur le code de la route local et sur l’état des routes ; connaître les mœurs locales « informelles ».
  • Ne louer une voiture qu’après avoir vérifié pneus, ceintures de sécurité, roue de secours, éclairages, freins…
  • Vigilance particulière et permanente dans les pays où l’on circule à gauche.
  • Eviter les routes peu fréquentées et/ou non éclairées, non signalisées.
  • Proscrire les deux-roues.
  • Ne pas conduire après avoir bu de l’alcool.
  • Respecter les limitations de vitesse.
  • Attention aux animaux.

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