Fiches Maladies

Paludisme : mesures personnelles de protection

Quelques faits :

Paludisme : 2,7 millions de décès annuels dans le monde.
La fréquence des cas et des décès chez les voyageurs européens semble en augmentation.

La résistance du parasite aux médicaments est en constante croissance : la chloroquine (Nivaquine*) ne peut quasiment plus nulle part être utilisée seule ; il faut lui adjoindre (proguanil, Paludrine*) : Savarine* : et même cette association n’est désormais acceptable que pour une partie sans cesse rétrécie de la planète. L’efficacité de la méfloquine (Lariam*) diminue également... mais pas ses effets secondaires.

Il faut donc mettre tout en œuvre pour éviter de se faire contaminer.

La contamination

Très simple : commence avec le coucher du soleil, est maximale en milieu de nuit, disparaît à l’aube. Piège : on n’entend pas les moustiques responsables (anophèles) et on ne ressent pas leur piqûre.
Petites consolations : ces moustiques sont très fragiles : quand il fait grand vent, on peut relâcher sa vigilance ; ils ne supportent pas l’altitude et disparaissent parfois à 1500m, toujours à 2000m.

Eviter les piqûres

Trois mesures principales et quelques accessoires (si on peut les mettre toutes en oeuvre, c’est parfait) : dès le crépuscule.

Très utiles

  1. Porter des vêtements recouvrant le maximum de surface corporelle : pantalons et chemises serrées aux extrêmités (style tenue de jogging). Pas de tissus synthétiques (risque mycose) ni de tissus trop chauds : l’idéal est le coton ou, pour les voyageurs plus fortunés, le lin, l’alpaga... Chaussettes épaisses, chaussures fermées.

  2. Sur les parties restées découvertes, appliquer des répulsifs anti-moustiques efficaces : bien peu le sont ! Sont conformes aux recommandations du Ministères de la Santé Insect Ecran, 5/5Tropic, et la toute récente gamme Repel Insect (adulte, enfant, tissus).

  3. Ne dormir que sous moustiquaire imprégnée d’insecticide (pyréthrinoïdes). Trois avantages : barrière mécanique, effet répulsif et effet mortel (KD) pour tout insecte qui se pose dessus. C’est la protection majeure reconnue par l’OMS.

Utiles

  1. L’air conditionné est une bonne chose, mais limitée : il ne fait que diminuer l’agressivité des moustiques qui ont pu pénétrer dans la chambre : attention aux petites " clims " individuelles qui ne dispensent donc pas de la moustiquaire imprégnée ; toujours préférer les hôtels à climatisation centrale et à fenêtres condamnées.

  2. Les sprays insecticides (type Baygon*) peuvent d’être d’un bon appoint mais sont inutiles dans une chambre munie d’une moustiquaire imprégnée. Attention à ne pas s’intoxiquer par de trop fortes vaporisations.

  3. Les diffuseurs électriques (type 5/5) sont de loin préférables, distribuant la dose utile sur toute une nuit de manière homogène.

  4. Les serpentins incandescents sont utiles dans des espaces vastes, par exemple sous la table d’une grande salle à manger, ou lors de soirées extérieures s’il n’y a pas trop de vent. Ne pas mettre dans une petite chambre close (céphalées le lendemain).

Tous ces produits et matériels sont difficiles à trouver. Il sont disponibles en vente à distance : Catalogue Santé Voyages (envoi gratuit sur simple demande) 83-87 av. d’Italie 75 - 013 Paris. Tél - 01 45 86 41 91 ; fax : - 01 45 86 40 59. www.sante-voyages.com infos santé et commandes en ligne sécurisée. Livraisons Colissimo Suivi : 24h Ile-de-France, 48h province.

Inutiles

  1. Les appareils lumineux qui attirent les insectes en espérant les brûler sur leurs résistances.

  2. Les appareils à ultrasons, portables ou fixes, qui frôlent vraiment l’arnaque.

  3. Les vitamines du groupe B per os à haute dose : on ne sait même plus d’où vient ce concept absurde dont les moustiques se moquent. L’odeur que répandent ses adeptes n’éloigne que ses proches.

Le risque est le produit de l’ignorance par le hasard. Vous savez tout. Restera le hasard qui fait le charme des voyages...

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