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Amibiase

AMIBIASE

Carte amibiase


Cette carte a été élaborée à partir de données quantitatives essentiellement issues de GIDEON (Global Infectious Disease and Epidemiology Network) et de données locales. Ces données sont principalement des fréquences d'isolement de Entamoeba histolytica dans les pays concernés. L'interprétation de cette carte en termes de risques pour le voyageur doit donc faire intervenir une nuance : dans un pays donné, quelle que soit cette fréquence, quelle est la transmissibilité de l'amibe ? Par exemple, dans le sud des Etats-Unis, la prévalence est relativement élevée en raison de l'importance des populations migrantes ; mais l'état sanitaire local ("sanitation") élevé fait que l'amibiase n'y est que très faiblement transmissible.

Même remarque, par exemple, pour les Antilles françaises. A l'opposé, pour les zones rouges, prévalence et transmission sont parallèles.
A l'origine maladie cosmopolite, l'amibiase a aujourd'hui une transmission inversement proportionnelle au degré de développement. C'est l'exemple type de la maladie liée au péril fécal humain : les déjections humaines souillent l'eau, le sol, les cultures et les mains ; les kystes peuvent être transportés par les mouches, contaminant des nourritures non protégées.
Les kystes sont très résistants, pouvant survivre au moins 15 jours dans une eau à 18-20°C, 24 heures à sec, une dizaine de jours dans les selles. Ils sont détruits par une température supérieure à 50°C et par la congélation. Ils sont peu sensibles à beaucoup d'agents chimiques, mais l'eau de Javel et les désinfectants iodés restent très efficaces.
Dix pour cent de la population mondiale seraient infestés, et 1% développent une maladie, dysenterie principalement ; la mortalité serait de plus de 100.000 par an. Il n'existe aucun médicament prophylactique ou curatif utilisable en traitement de masse : la seule prévention repose sur le développement de l'hygiène collective et, pour le voyageur, sur les précautions alimentaires universelles.

Prophylaxie individuelle. Lavage des mains (ongles courts) avant toute manipulation d'aliments. Pas de fruits et légumes sauf pelés, vigoureusement lavés avec une eau propre, bien cuits ou bouillis. Eviter les aliments longtemps exposés à l'air libre (buffets). Les plats cuits doivent être consommés chauds. A priori, ne pas boire l'eau du robinet. L'eau non industrielle doit être bouillie, microfiltrée ou désinfectée chimiquement ; pas de glaçons sauf faits avec une eau ainsi traitée. Pas de chimiothérapie "préventive".

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