Scolopendres

SCOLOPENDRES

 

Scolopendra appartient au genre des Myriapodes (mille-pattes) comprenant deux sous-classes dont seule celle des Chilopodes –famille des Scolopendridae- présente un danger pour l’homme, qui le craint universellement et à juste titre, en zone tropicale tout particulièrement. Ce sont des carnassiers dotés d’un appareil venimeux.

Ces arthropodes possédent de nombreuses paires de pattes, jusqu’à 50 et plus. La première paire, un appendice du tronc, est munie de crochets venimeux (forcipules). Elles peuvent mesurer jusqu’à 20-30 cm pour les espèces tropicales, 10 cm pour les espèces des pays tempérés.

Notons que le mot « scolopendre » est du genre féminin.

 

Répartition

Les scolopendres sont présentes sur la quasi totalité du globe, à l’exception des pôles et des zones de haute altitude.

Mœurs des scolopendres

La scolopendre chasse la nuit, bien évidemment en extérieur. L’écosystème qu’elle préfère : les sols forestiers, au mieux humides, sous les pierres et les écorces. Elle est alors très mobile, en particulier la nuit.

Mais elle peut aussi élire domicile, provisoirement, dans les habitations des hommes. Elles y préfère les recoins, les endroits douillets et plats (draps, bibliothèque…) et éventuellement humides (salle de bains).

Elle est craintive et mordra devant tout comportement qu’elle jugera dangereux, même si a priori il ne l’est pas.


Le venin, l’envenimation

Histamine, sérotonine, protéines toxiques et diverses enzymes (estérases, phosphatases) diversement associées selon les espèces et les régions.

La morsure est douloureuse, parfois très douloureuse, notamment celle des espèces tropicales. Apparaissent quasi immédiatement après une rougeur et un œdème, pouvant être suivies d’une nécrose cutanée.


Traitement

 Lavage doux mais abondant à l’eau –éventuellement eau et savon. Puis antiseptique local, type chlorhexidine. Ne jamais inciser.

Traitement de la douleur : paracétamol, sans dépasser 3 g/j. Paracétamol codéine 30mg si paracétamol seul insuffisant.

Prophylaxie du tétanos.

L’antibiothérapie d’emblée est discutée. Le médecin saura la prescrire si la plaie est importante ou si la douleur persiste au-delà de 24 heures.


Prévention

Ne pas chercher, fouiller, dans une armoire par exemple, à l’aveugle. Secouer les linges de maison.

Ne pas créer d’endroits propices au refuge de l’animal : recoins, objets divers traînants, éparpillés dans le jardin, en particulier à côté des murs.

Les scolopendres sont très sensibles aux insecticides usuels, desquels il ne s’approchent pas. L’épandage péri-domiciliaire, avec si possible des substances respectueuses de l’environnement (type Tiquanis® Habitat), est une mesure très efficace. L’épandage de glu à base végétale est préférée par certains.

 

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