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Piqûres d'hyménoptères
Piqûres d'hyménoptères


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Piqûres d'hyménoptères

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<BODY BGCOLOR="#FFFFFF">

<P ALIGN="CENTER"><FONT color="#000099" FACE="Arial"><B>Francisque LEYNADIER - Habib CHABANE</B></FONT></P>
<P><IMG SRC="http://www.urgence-pratique.com/2articles/medic/Abeille.jpg" WIDTH="181" HEIGHT="181" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0"><FONT SIZE="6" COLOR="#000099" FACE="Arial"><B>Prise
en charge des r&eacute;actions aux piq&ucirc;res d’hym&eacute;nopt&egrave;res</B></FONT></P>

<P align="justify"><FONT SIZE="4" FACE="Arial"><I><font color="#000099">Les piq&ucirc;res d’insectes sont fr&eacute;quentes. &Agrave; l’&acirc;ge de
20 ans, plus d’un adulte sur deux a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; piqu&eacute; au moins une fois (1). En
dehors des d&eacute;sagr&eacute;ments que suscitent ces piq&ucirc;res, elles peuvent &ecirc;tre responsables chez
pr&egrave;s de 20% de la population, de manifestations d’anaphylaxie plus ou moins s&eacute;v&egrave;res. Les insectes
piqueurs (abeilles, gu&ecirc;pes, frelons et les fourmis), appartiennent &agrave; plusieurs familles de l’ordre
des Hym&eacute;nopt&egrave;res. Nous n’aborderons pas les piq&ucirc;res provoqu&eacute;es par d’autres insectes
h&eacute;matophages comme les moustiques, les tiques les puces. Ces piq&ucirc;res sont rarement responsables de
manifestations allergiques, car ces insectes sont d&eacute;pourvus de venin.</font></I></FONT></P>
<P align="justify"><FONT color="#000099" FACE="Arial">Les manifestations cliniques de l’anaphylaxie au venin d’hym&eacute;nopt&egrave;res (tableau
1) peuvent &ecirc;tre extr&ecirc;mement s&eacute;v&egrave;res, voire fatales. La mortalit&eacute; est estim&eacute;e
entre 0,09 &agrave; 0,45 cas par million, soit 1 d&eacute;c&egrave;s pour 2 &agrave; 10 millions d’habitants (1,2).
En France, les piq&ucirc;res d’hym&eacute;nopt&egrave;res tuent en moyenne une quinzaine de personnes par an. Aux
Etats-Unis, elles seraient responsables d’une quarantaine de d&eacute;c&egrave;s par an. La mort survient dans
un tableau clinique de choc anaphylactique avec collapsus cardiovasculaire.<BR>
Les sujets les plus expos&eacute;s sont les apiculteurs et leurs familles, les personnes exer&ccedil;ant des activit&eacute;s
&agrave; l’ext&eacute;rieur et les Sapeurs-Pompiers qui sont appel&eacute;s pour d&eacute;truire les essaims d’abeilles
mena&ccedil;ant les habitations. Rien ne permet d’identifier les sujets ayant un risque de d&eacute;velopper une
r&eacute;action anaphylactique, en dehors d’une r&eacute;action similaire dans leurs ant&eacute;c&eacute;dents.
&Agrave; l’&eacute;chelle individuelle, le risque de r&eacute;action syst&eacute;mique lors d’une nouvelle piq&ucirc;re
peut &ecirc;tre estim&eacute; en se basant sur des statistiques r&eacute;trospectives et prospectives &eacute;tablies
en fonction du type de r&eacute;action initiale (figure 1). <BR>
<BR>
<B>LES MANIFESTATIONS CLINIQUES</B></FONT></P>
<P align="justify"><FONT color="#000099" FACE="Arial"><I><B>LES R&Eacute;ACTIONS LOCALES&nbsp;:</B></I> <BR>
  La piq&ucirc;re d’hym&eacute;nopt&egrave;re s’accompagne toujours d’une r&eacute;action locale &eacute;ryth&eacute;mateuse
et douloureuse au point d’inoculation du venin. L’&eacute;ryth&egrave;me est peu ou pas indur&eacute;. Sa taille
est en moyenne de 2 cm, sans atteindre 10 cm. Le tout r&eacute;gresse spontan&eacute;ment sans laisser de s&eacute;quelles,
en quelques minutes &agrave; 24 heures. Cette r&eacute;action normale est due &agrave; l’inoculation dans le tissu
sous-cutan&eacute;, de venin riche en histamine, peptides vasoactifs, enzymes (prot&eacute;ases, phospholipases,
hyaluronidase…) et toxines. La quantit&eacute; de venin susceptible d’&ecirc;tre inject&eacute;e varie de 50 &agrave;
300 &micro;g, selon l’insecte piqueur. Le volume r&eacute;ellement inject&eacute; lors d’une piq&ucirc;re de gu&ecirc;pe
est faible de l’ordre de 17 &micro;l. Il est plus important, de l’ordre de 50 &micro;l, lors d’une piq&ucirc;re
d’abeille. Le volume de venin inject&eacute; varie aussi selon la dur&eacute;e de la piq&ucirc;re. Il faut par
exemple une minute pour que tout le contenu du sac &agrave; venin soit inject&eacute; apr&egrave;s une piq&ucirc;re
d’abeille (3). D’o&ugrave; l’int&eacute;r&ecirc;t de retirer rapidement le dard rest&eacute; plant&eacute; dans
la peau.<BR>
La r&eacute;action allergique locale se distingue par l’importance de l’&eacute;ryth&egrave;me, souvent accompagn&eacute;
d’induration (&gt;10 cm) et d’œd&egrave;me d’installation rapide, persistant plus de 24 h. L’extension de cette
r&eacute;action peut facilement atteindre l’articulation voisine lorsque la piq&ucirc;re si&egrave;ge sur les extr&eacute;mit&eacute;s.
Cette r&eacute;action allergique locale apparaissant en quelques minutes (&lt;30 mn) est parfois retard&eacute;e
de quelques heures, pouvant aller jusqu’&agrave; 48 heures. Elle dispara&icirc;t habituellement en moins de 7 jours.
La pr&eacute;valence des r&eacute;actions locales &eacute;tendues dans la population g&eacute;n&eacute;rale est
estim&eacute;e de 1,5 &agrave; 18% (1).<BR>
Les piq&ucirc;res si&eacute;geant sur la face, le cou ou intrabuccales, peuvent entra&icirc;ner des r&eacute;actions
&eacute;ryth&eacute;mato-œd&eacute;mateuses spectaculaires. Elles sont parfois responsables de r&eacute;actions
s&eacute;v&egrave;res comme un œd&egrave;me laryng&eacute; entra&icirc;nant un risque vital (4).<BR>
En cas de re-piq&ucirc;re, 40 &agrave; 80% de ces personnes pr&eacute;senteront &agrave; nouveau une r&eacute;action
locale &eacute;tendue (4). Seul environ 5% d&eacute;velopperont une r&eacute;action syst&eacute;mique (4,5).<BR>
<BR>
<B><I>LES R&Eacute;ACTIONS G&Eacute;N&Eacute;RALES&nbsp;:</I></B><BR>
Les r&eacute;actions g&eacute;n&eacute;rales ou syst&eacute;miques surviennent &agrave; distance du point de piq&ucirc;re.
Le d&eacute;lai d’apparition est g&eacute;n&eacute;ralement court (&lt;30 mn). Elles ont &eacute;t&eacute; class&eacute;es
par Muller et al. (5), en 4 niveaux de gravit&eacute; croissante (tableau 1). Les signes cutan&eacute;s de type
urticaire g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e et angio-œd&egrave;me sont les plus constants. Les signes t&eacute;moins
de r&eacute;action plus grave sont la d&eacute;tresse respiratoire et le collapsus.<BR>
La pr&eacute;valence des r&eacute;actions syst&eacute;miques varie entre 0,3 et 5% chez l’adulte, en fonction du
mode de recueil des informations (1,5). La pr&eacute;valence est plus forte chez l’apiculteur amateur. Chez l’enfant
d’&acirc;ge scolaire, elle varie de 0,15 &agrave; 0,8% pour les piq&ucirc;res d’abeille (6).<BR>
Les r&eacute;actions d’anaphylaxie sont plus fr&eacute;quentes chez les sujets jeunes, vraisemblablement &agrave;
cause d’un niveau d’exposition plus &eacute;lev&eacute;. Cependant, les r&eacute;actions fatales sont plus fr&eacute;quentes
chez les personnes &acirc;g&eacute;es, dont l’&eacute;tat cardio-vasculaire est d&eacute;faillant, ou chez les
utilisateurs de b&ecirc;tabloquants. Les r&eacute;actions fatales sont exceptionnelles chez l’enfant. Les r&eacute;actions
syst&eacute;miques sont fr&eacute;quentes mais moins s&eacute;v&egrave;res &agrave; cet &acirc;ge que chez l’adulte
(6).<BR>
Le pourcentage de r&eacute;cidive en cas de re-piq&ucirc;re varie de 15 &agrave; 30% chez les personnes qui ont
d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sent&eacute; une r&eacute;action syst&eacute;mique mod&eacute;r&eacute;e et de 35
&agrave; plus de 50% chez ceux qui ont pr&eacute;sent&eacute; une r&eacute;action syst&eacute;mique s&eacute;v&egrave;re
(5,7). Les sujets &acirc;g&eacute;s r&eacute;cidivent plus souvent que les sujets jeunes. Plus la r&eacute;action
initiale &eacute;tait grave et plus le risque de r&eacute;cidive est important. Seule l’histoire clinique permet
d’&eacute;valuer le risque de r&eacute;cidive, mais pas les tests cutan&eacute;s ni les dosages des IgE sp&eacute;cifiques
anti-venin.</FONT></P>
<P ALIGN="CENTER"><font color="#000099"><IMG SRC="http://www.urgence-pratique.com/2articles/medic/Hymeno01.jpg" WIDTH="425" HEIGHT="348" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0"></font></P>
<P align="justify"><FONT color="#000099" FACE="Arial"><BR>
    <B><I>AUTRES TYPES DE R&Eacute;ACTIONS</I></B><BR>
  Quelques cas de maladie s&eacute;rique apr&egrave;s piq&ucirc;re d’hym&eacute;nopt&egrave;res ont &eacute;t&eacute;
rapport&eacute;s. Cliniquement ils sont caract&eacute;ris&eacute;s par de l’urticaire, des douleurs articulaires,
polyad&eacute;nopathies et de la fi&egrave;vre survenant dans un d&eacute;lai de 7 &agrave; 17 jours apr&egrave;s
la piq&ucirc;re (8).<BR>
D’autres manifestations rares &agrave; type de n&eacute;phrite, n&eacute;vrite, enc&eacute;phalite, vascularite,
purpuras… ont &eacute;t&eacute; imput&eacute;es &agrave; des piq&ucirc;res d’hym&eacute;nopt&egrave;res. Leurs
m&eacute;canismes ne sont pas connus (4,8). Ces manifestations ne doivent pas &ecirc;tre confondues avec les r&eacute;actions
toxiques au venin, lorsque le nombre de piq&ucirc;res atteint ou d&eacute;passe la centaine. Les accidents toxiques
sont domin&eacute;s par des manifestations cardio-respiratoires (8). <BR>
Dans tous ces cas, une sensibilisation au venin peut appara&icirc;tre. Il est recommand&eacute; d’explorer cliniquement
ces individus pour rechercher une allergie IgE-d&eacute;pendante au venin d’hym&eacute;nopt&egrave;res. <BR>
<BR>
<B>LES TRAITEMENTS DES R&Eacute;ACTIONS AUX PIQ&Ucirc;RES D’INSECTES<BR>
</B><BR>
<B><I>R&Eacute;ACTIONS LOCALES &Eacute;TENDUES&nbsp;:</I></B><BR>
Ces r&eacute;actions b&eacute;nignes, sont g&eacute;n&eacute;ralement bien contr&ocirc;l&eacute;es par la prise
d’anti-histaminique anti-H1 par voie orale. S’il s’agit d’une piq&ucirc;re d’abeille, l’aiguillon qui reste plant&eacute;
dans la peau, doit &ecirc;tre retir&eacute; le plus t&ocirc;t possible quel que soit le moyen utilis&eacute; (9).
D&eacute;sinfecter la piq&ucirc;re dans tous les cas. L’application d’une source de chaleur au niveau du point
de piq&ucirc;re donne des r&eacute;sultats inconstants. Cette m&eacute;thode empirique n’a pas &eacute;t&eacute;
valid&eacute;e m&eacute;dicalement (10). En cas de douleur, un antalgique comme le parac&eacute;tamol ou l’aspirine
seront prescrits. Un traitement local antiprurigineux ou anti-inflammatoire peut &ecirc;tre utile dans certains
cas. Si l’œd&egrave;me pr&eacute;domine, une corticoth&eacute;rapie br&egrave;ve de 40 mg de prednisone pendant
2 &agrave; 3 jours est indiqu&eacute;e. Il n’y a pas lieu de proposer une immunoth&eacute;rapie sp&eacute;cifique
aux personnes ayant d&eacute;velopp&eacute; des r&eacute;actions locales &eacute;tendues. En cas de re-piq&ucirc;re,
moins de 5% seulement d’entre eux peuvent avoir une r&eacute;action syst&eacute;mique grave.</FONT></P>
<P ALIGN="CENTER"><font color="#000099"><IMG SRC="http://www.urgence-pratique.com/2articles/medic/Hymeno02.jpg" WIDTH="567" HEIGHT="251" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0"></font></P>
<P align="justify"><FONT color="#000099" FACE="Arial"><BR>
    <B><I>R&Eacute;ACTIONS G&Eacute;N&Eacute;RALES&nbsp;:</I></B><BR>
  Les r&eacute;actions g&eacute;n&eacute;rales l&eacute;g&egrave;res et mod&eacute;r&eacute;es (classes I et II,
cf. tableau 1) seront trait&eacute;es symptomatiquement. Le faible risque de r&eacute;action syst&eacute;mique
s&eacute;v&egrave;re en cas de re-piq&ucirc;re doit faire discuter l’immunoth&eacute;rapie sp&eacute;cifique au
venin d’hym&eacute;nopt&egrave;res. <BR>
Le traitement des r&eacute;actions g&eacute;n&eacute;rales graves (classes III et IV) rel&egrave;ve de l’urgence
vitale. L’adr&eacute;naline injectable est le m&eacute;dicament de secours le plus utile pour traiter le choc anaphylactique.
L’adr&eacute;naline doit &ecirc;tre administr&eacute;e d&egrave;s les premiers signes d’anaphylaxie grave par le
patient lui-m&ecirc;me (dispositif auto-injecteur d’adr&eacute;naline) ou par toute personne de son entourage.
La posologie est de 0,25 ou 0,30 mg d’adr&eacute;naline chez l’adulte et de 0,15 mg chez l’enfant de moins de 20
kg de poids corporel. Tout retard dans son administration peut faire courir un risque vital au patient. L’administration
doit &ecirc;tre r&eacute;p&eacute;t&eacute;e 10 &agrave; 15 mn apr&egrave;s en cas de persistance des signes cliniques.
En cas d’œd&egrave;me laryng&eacute;, l’adr&eacute;naline est plus efficace sous forme de spray buccal.<BR>
L’administration simultan&eacute;e de cortico&iuml;des par voie parent&eacute;rale est conseill&eacute;e mais insuffisante
&agrave; elle seule pour traiter le choc anaphylactique. Il en est de m&ecirc;me des antihistaminiques anti-H1.
Un abord veineux sera pos&eacute; d&egrave;s que possible et maintenu jusqu’&agrave; ce que l’&eacute;tat h&eacute;modynamique
du patient soit stabilis&eacute;. La tension art&eacute;rielle et le pouls seront surveill&eacute;s tr&egrave;s
r&eacute;guli&egrave;rement.<BR>
Dans tous les cas le patient doit &ecirc;tre conduit en urgence &agrave; l’h&ocirc;pital o&ugrave; il sera admis
en soins intensifs, si son &eacute;tat le n&eacute;cessite ou gard&eacute; en observation. Dans certains cas, l’&eacute;volution
du choc anaphylactique est biphasique. Les signes d’anaphylaxie grave peuvent aussi r&eacute;appara&icirc;tre en
raison de la courte dur&eacute;e d’action de l’adr&eacute;naline ou d’une posologie insuffisante.</FONT></P>
<P ALIGN="CENTER"><font color="#000099"><IMG SRC="http://www.urgence-pratique.com/2articles/medic/Hymeno03.JPG" WIDTH="567" HEIGHT="322" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0"></font></P>
<P align="justify"><FONT color="#000099" FACE="Arial"><BR>
    <B>LA PROPHYLAXIE</B><BR>
  <BR>
    <B><I>LES MESURES INDIVIDUELLES DE PR&Eacute;VENTION&nbsp;:</I></B><BR>
  Elles consistent &agrave; se pr&eacute;munir des piq&ucirc;res d’insectes en limitant les activit&eacute;s &agrave;
l’ext&eacute;rieur, comportant des risques, comme les pique-niques et les balades dans les champs ou pr&egrave;s
de zones d’apiculture. L’usage des parfums et eaux de toilettes est d&eacute;conseill&eacute; car ils attirent
les insectes. Il est conseill&eacute; de porter des v&ecirc;tements couvrant bien le corps et de couleur claire.
Le blanc est recommand&eacute;, alors que le noir et les couleurs sombres qui attirent les insectes piqueurs sont
&agrave; &eacute;viter. L’utilisation de spray r&eacute;pulsifs est d’une efficacit&eacute; limit&eacute;e en raison
de leur faible r&eacute;manence.<BR>
Le port permanent d’adr&eacute;naline en seringue pr&ecirc;te &agrave; l’emploi ou en dispositif auto-injecteur
est recommand&eacute; chez les patients ayant d&eacute;j&agrave; eu un choc anaphylactique s&eacute;v&egrave;re.
Il faut aussi que le patient et son entourage proche, soient entra&icirc;n&eacute;s &agrave; s’en servir. L’usage
de b&ecirc;tabloquants n’est pas recommand&eacute;, car ils rendent inefficace l’action de l’adr&eacute;naline
en cas de besoin. Cette recommandation est aussi valable dans le cas o&ugrave; une immunoth&eacute;rapie serait
mise en route. Il est pr&eacute;f&eacute;rable de les remplacer par des inhibiteurs calciques.<BR>
<BR>
<B><I>L’IMMUNOTH&Eacute;RAPIE SP&Eacute;CIFIQUE&nbsp;:</I></B><BR>
Elle est indiqu&eacute;e chez l’adulte et l’enfant ayant eu une r&eacute;action g&eacute;n&eacute;rale s&eacute;v&egrave;re
(stade III et IV de la classification de M&uuml;ller) apr&egrave;s avoir fait la preuve de l’origine IgE-d&eacute;pendante
des manifestations cliniques (tests cutan&eacute;s positifs et pr&eacute;sence d’IgE sp&eacute;cifiques au venin
d’hym&eacute;nopt&egrave;re) (5). L’indication est &eacute;largie aux r&eacute;actions g&eacute;n&eacute;rales
l&eacute;g&egrave;res ou mod&eacute;r&eacute;es (stades I ou II de la classification de M&uuml;ller) chez les adultes
de plus de 60 ans qui ont pr&eacute;sent&eacute; une r&eacute;action syst&eacute;mique dont l’origine anaphylactique
est document&eacute;e. Cette extension de l’indication s’applique aussi aux apiculteurs et aux membres de leur
famille, compte tenu du risque plus &eacute;lev&eacute; qu’ils encourent. En dehors des enfants d’apiculteurs,
l’immunoth&eacute;rapie n’est pas indiqu&eacute;e chez les enfants ayant pr&eacute;sent&eacute; une r&eacute;action
syst&eacute;mique l&eacute;g&egrave;re voire mod&eacute;r&eacute;e. Le risque de r&eacute;cidive, plus faible que
chez l’adulte, ne justifie pas sa mise en route. Enfin, la grossesse n’est pas une contre-indication &agrave; la
poursuite d’une immunoth&eacute;rapie. Il ne faut par contre pas d&eacute;marrer d’immunoth&eacute;rapie chez une
femme enceinte.<BR>
L’immunoth&eacute;rapie sp&eacute;cifique par voie injectable avec les m&eacute;thodes acc&eacute;l&eacute;r&eacute;es
permet d’atteindre plus vite une dose d’entretien de 100 &agrave; 200 &micro;g de venin (5). Elle est pr&eacute;f&eacute;rable
&agrave; la m&eacute;thode classique utilisant une progression lente des doses en ambulatoire. Une hospitalisation
de 2 &agrave; 4 jours est n&eacute;cessaire. La dose d’entretien hebdomadaire est ensuite espac&eacute;e progressivement,
puis maintenue mensuellement pendant 3 &agrave; 5 ans (4,5).<BR>
La s&eacute;lection des venins est guid&eacute;e par l’histoire clinique, les tests cutan&eacute;s et les IgE sp&eacute;cifiques
en tenant compte des r&eacute;actions crois&eacute;es (11). Les venins de gu&ecirc;pe et d’abeille peuvent &ecirc;tre
m&eacute;lang&eacute;s pour le traitement en cas d’allergie au deux hym&eacute;nopt&egrave;res.<BR>
L’immunoth&eacute;rapie est un traitement long qui ne doit &ecirc;tre propos&eacute;e qu’&agrave; des patients
bien compliants. Des r&eacute;actions adverses plus ou moins s&eacute;v&egrave;res peuvent survenir pendant son
d&eacute;roulement. Les r&eacute;actions syst&eacute;miques varient de 5 &agrave; 40% selon les &eacute;tudes (4,5).
Elles sont plus fr&eacute;quentes avec le venin d’abeille qu’avec le venin de gu&ecirc;pe (12). Les r&eacute;actions
locales sont quasi-constantes.</FONT></P>
<P ALIGN="CENTER"><FONT color="#000099" FACE="Arial"><B>Pr. Francisque LEYNADIER, Dr Habib CHABANE<BR>
</B>Service d’Allergologie, H&ocirc;pital Tenon (AP-HP)<BR>
4, rue de la Chine, 75970 Paris cedex 20.<BR>
Mel : </FONT><font color="#000099"><A HREF="mailto:habib.chabane@free.fr"><FONT FACE="Arial">habib.chabane@free.fr</FONT></A></font></P>
<P ALIGN="CENTER"><FONT color="#000099" FACE="Arial"><B>BIBLIOGRAPHIE</B></FONT></P>
<P><FONT color="#000099" FACE="Arial">1 - Incorvaia C, Mauro M, Pastorello EA. - Hymenoptera stings in conscripts. - Allergy 1997
; 52 : 680-1.<BR>
2. - Charpin D, Birnbaum J, Lanteaume A, Vervloet D. - Prevalence of allergy to Hymenoptera stings in different
samples of general population. - J Allergy Clin Immunol 1992 ; 90 : 331-7.<BR>
3. - Schumacher MJ, Tveten MS, Egen MB. - Rate and quantity of delivery of venom from honey bee stings. - J Allergy
Clin Immunol 1994 ; 93 : 831-5.<BR>
4. - Herman D, Guinnepain MT, Smiejan JM, Laurent J. - Manifestations cutan&eacute;o-muqueuses de l’allergie aux
venins d’hym&eacute;nopt&egrave;res. Modalit&eacute;s de l’immunoth&eacute;rapie sp&eacute;cifique. - Rev Fr Allergol
1997 ; 37 : 579-84.<BR>
5. - M&uuml;ller U, Mosbech H. - Immunotherapy with Hymenoptera venoms. [Position paper]. - Allergy 1993 ; 48 (Suppl)
: 37-46.<BR>
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7. - Galatas ID. - Re-sting reactions. [letter]. - J Allergy Clin Immunol 1994 ; 94 : 272.<BR>
8. - Reisman RE, Linvingston A. - Late-onset allergic reactions, including serum sickness, after insect stings.
- J Allergy Clin Immunol 1989, 84, 331-7.<BR>
9. - Visscher PK, Vetter RS, Camazine S. - Removing bee stings. - Lancet 1996 ; 348 : 301-2.<BR>
10. - Debry R, Favarel-Garrigues JC. - Le chauffage pr&eacute;coce de la l&eacute;sion permet-il d’att&eacute;nuer
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11. - Strauman , Bucher C, W&uuml;thrich B. - Double sensitization to honeybee and wasp venom&nbsp;: immunotherapy
with one or with both venoms&nbsp;? - Int Arch Allergy Immunol 2000 ; 123 : 268-74.<BR>
12. - Mosbech H, M&uuml;ller U. - Side-effects of venom immunotherapy&nbsp;: results from an EAACI multicenter
study. - Allergy 2000 ; 55 : 1005-10.</FONT>
</BODY>

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