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octobre 2012

HANTAVIROSE

Cette maladie tire son nom de la rivière coréenne Hantaan sur les rives de laquelle plus de 3000 soldats américains contractèrent une « infection d’allure virale » avec fièvre et insuffisance rénale et létalité de 10%. En 1993, 32 membres d’une tribu navajo qui en comptait 55 moururent d’ARDS (unexplained adult respiratory distress syndrome). On identifia ensuite 10 virus responsables chez l’homme, appartenant à la famille des Bunyaviridae regroupés sous l’appellation Hantavirus spp (HV).

Réservoirs et transmission

- Muridae: rats et souris de l’Ancien Monde
- Arvicolinae: campagnols et lemmings
- Sigmodontinae: rats et souris du Nouveau Monde.
  La transmission s’effectue principalement par inhalation d’un aérosol de gouttelettes d’urine, de salive, de sécrétions respiratoires, de particules de matières fécales et de diverses poussières et matières organiques porteuses du virus. Rarement par morsure, ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, contact direct de lésions cutanées ou muqueuses. Transmission inter-humaine rarissime.

Epidémiologie

Les HV sont présents dans le monde entier. Le risque d’infection de l’homme dépend avant tout de son habitat et de ses mœurs: la majorité des infections frappent les individus de 20 à 40 ans (surtout les hommes), avec un risque accru pour les trappeurs, chasseurs, travailleurs forestiers, fermiers, militaires, et aussi les campeurs et autres amateurs de nature sauvage (Yosemite, 2 - 012).
Environ 150 à 200 000 cas surviennent chaque année dans le monde: la majorité (des cas et des formes graves) en Chine et en Russie. La létalité varie de 1 à 40% (maximale dans le Nouveau Monde, mais compensée par une très faible incidence).

Clinique

Incubation : en général 2 à 4 semaine.
Deux formes cliniques :

1) Fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR).

- phase fébrile (ou prodromique): 3 à 7 jours; forte fièvre, frissons,  céphalées, asthénie, anorexie; puis douleurs abdominales,  lombaires, troubles gastro-intestinaux, éruptions érythémateuses, pétéchies
- phase hypotensive: quelques heures à jours: risque d’état de choc et d’hémorragies
- phase oligurique: 3 à 7 jours; risque maximal d’hémorragie sévère
- phase diurétique: spontanée, précédant la suivante
- phase de guérison
Létalité: 5 à 15%.

2) Syndrome pulmonaire des hantavirus (SPH)
- phase prodromique: 3 à 6 jours: fièvre, myalgies, malaise, douleurs abdominales, troubles gastro-intestinaux
- phase cardio-pulmonaire: de la dyspnée légère au choc cardiogénique
- phase diurétique: résorption rapide de l’œdème pulmonaire et disparition de la fièvre
Létalité: 40%.

Diagnostic

Il est difficile car le médecin y est peu habitué et qu’il ne peut être mis sur sa piste que par le contexte d’exposition. Dès que le diagnostic est évoqué, en urgence:
- hospitalisation en réanimation
- immuno-fluorescence, test d’inhibition de l’hémagglutination, épreuve de fixation du complément, RT-PCR.

Traitement

Il est avant tout symptomatique, en réanimation, si possible spécialisée.
La ribavirine améliore le pronostic de la FHSR, sans certitude celui de la SPH.

Prévention

Pas de vaccin, pas de chimioprophylaxie.
Eviter toutes situations mettant en contact avec des rongeurs, partout dans le monde rural.

HANTAVIROSE

Cette maladie tire son nom de la rivière coréenne Hantaan sur les rives de laquelle plus de 3000 soldats américains contractèrent une « infection d’allure virale » avec fièvre et insuffisance rénale et létalité de 10%. En 1993, 32 membres d’une tribu navajo qui en comptait 55 moururent d’ARDS (unexplained adult respiratory distress syndrome). On identifia ensuite 10 virus responsables chez l’homme, appartenant à la famille des Bunyaviridae regroupés sous l’appellation Hantavirus spp (HV).

Réservoirs et transmission

- Muridae: rats et souris de l’Ancien Monde
- Arvicolinae: campagnols et lemmings
- Sigmodontinae: rats et souris du Nouveau Monde.
  La transmission s’effectue principalement par inhalation d’un aérosol de gouttelettes d’urine, de salive, de sécrétions respiratoires, de particules de matières fécales et de diverses poussières et matières organiques porteuses du virus. Rarement par morsure, ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, contact direct de lésions cutanées ou muqueuses. Transmission inter-humaine rarissime.

Epidémiologie

Les HV sont présents dans le monde entier. Le risque d’infection de l’homme dépend avant tout de son habitat et de ses mœurs: la majorité des infections frappent les individus de 20 à 40 ans (surtout les hommes), avec un risque accru pour les trappeurs, chasseurs, travailleurs forestiers, fermiers, militaires, et aussi les campeurs et autres amateurs de nature sauvage (Yosemite, 2 012).
Environ 150 à 200 000 cas surviennent chaque année dans le monde: la majorité (des cas et des formes graves) en Chine et en Russie. La létalité varie de 1 à 40% (maximale dans le Nouveau Monde, mais compensée par une très faible incidence).

Clinique

Incubation : en général 2 à 4 semaine.
Deux formes cliniques :

1) Fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR).

- phase fébrile (ou prodromique): 3 à 7 jours; forte fièvre, frissons,  céphalées, asthénie, anorexie; puis douleurs abdominales,  lombaires, troubles gastro-intestinaux, éruptions érythémateuses, pétéchies
- phase hypotensive: quelques heures à jours: risque d’état de choc et d’hémorragies
- phase oligurique: 3 à 7 jours; risque maximal d’hémorragie sévère
- phase diurétique: spontanée, précédant la suivante
- phase de guérison
Létalité: 5 à 15%.

2) Syndrome pulmonaire des hantavirus (SPH)
- phase prodromique: 3 à 6 jours: fièvre, myalgies, malaise, douleurs abdominales, troubles gastro-intestinaux
- phase cardio-pulmonaire: de la dyspnée légère au choc cardiogénique
- phase diurétique: résorption rapide de l’œdème pulmonaire et disparition de la fièvre
Létalité: 40%.

Diagnostic

Il est difficile car le médecin y est peu habitué et qu’il ne peut être mis sur sa piste que par le contexte d’exposition. Dès que le diagnostic est évoqué, en urgence:
- hospitalisation en réanimation
- immuno-fluorescence, test d’inhibition de l’hémagglutination, épreuve de fixation du complément, RT-PCR.

Traitement

Il est avant tout symptomatique, en réanimation, si possible spécialisée.
La ribavirine améliore le pronostic de la FHSR, sans certitude celui de la SPH.

Prévention

Pas de vaccin, pas de chimioprophylaxie.
Eviter toutes situations mettant en contact avec des rongeurs, partout dans le monde rural.