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Mai 1998

Hépatite A. Avaxim® rappel de Havrix® 1440: sécurité et efficacité

Peut-on faire un rappel de vaccination hépatite A avec Avaxim après une primo-vaccination ayant utilisé Havrix ' Les auteurs anglais ont étudié 185 sujets primo-immunisés avec Havrix 1440 et randomisés en deux groupes pour le rappel : 92 avec Avaxim, 93 avec Havrix.Les taux d'anticorps protecteurs furent déterminés 28 jours plus tard. Les taux (GMT) obtenus avec Avaxim se révélèrent plus élevés que ceux obtenus avec le rappel Havrix 1440 (p=0,02). Les effets secondaires observés (tous bénins) furent au nombre de 8 avec Havrix et de zéro avec Avaxim (p=0, - 01).

ZUCKERMAN J.N. et coll. Immunogenicity and reactogenicity of Avaxim (160 AU) as compared with Havrix (1440 EL.U) as a booster following primary immunization with Havrix (1440 EL.U) against hepatitis A. J. Travel Med. 1998. 5 : 18-22.

L'aspirine prévient la céphalée du mal aigu des montagnes

20 à 50% des voyageurs qui se rendent à des altitudes de 3.000-5.000 m souffrent de céphalées, symptôme parfois annonciateur du mal aigu des montagnes. 29 volontaires ont reçu, en prévision de leur séjour en altitude pendant 24h (600m à 3.480m en 1h), soit 320 mg d'aspirine soit un placebo, 3 fois par jour; et ce, de manière randomisée et en double aveugle. Seulement un sujet du groupe " aspirine " présenta une céphalée contre 7 dans le groupe "placebo" (p=0, - 01).

BURTSCHER M. et coll. Aspirin for prophylaxis against headache at high altitudes : randomised, double blind, placebo controlled trial. BMJ. 1998 ; 316 : 1057-8.

NDLR. L'aspirine, à la dose indiquée, peut être effectivement prescrite aux voyageurs qui se rendent rapidement en altitude élevée : ceci devrait leur éviter des céphalées. Mais cette étude ne permet pas de juger de l'aptitude de l'aspirine à prévenir le mal aigu des montagnes, qui met en jeu le pronostic vital, et dont le seul traitement réellement efficace demeure la descente rapide à des altitudes inférieures avec, si possible, une oxygénothérapie.

En avion, mangez du poisson !

Le péril infectieux alimentaire lié aux restaurations collectives va croissant, en particulier aux Etats-Unis où l'on dénombre chaque année un million de victimes infectieuses de l'alimentation, 10.000 décès, avec un coût de plus de 5 milliards de dollars. L'échelle de ces risques est similaire pour l'alimentation servie à bord des avions, à savoir: - poissons : 1 p. 5.000.000 repas servis; - b'uf : 1 p. 200.000; - volaille : 1 p. 20.000; - fruits de mer : 1 p. 250.

DI VITA I. Food safety and catering. Mobility and Health : from hominid migration to mass tourism.
Venice, Italy. 25-27 March 1998.