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Décembre 2001

Typhoïde et paratyphoïdes: étude rétrospective

41 cas ont été diagnostiqués et traités en 10 ans à l'hôpital Pitié-Salpêtrière. L'immense majorité des cas étaient liés à un voyage exotique (93%), dans le sous-continent indien pour la majeure partie. Deux souches de S. typhi étaient résistantes à ampicilline, chloramphénicol et cotrimoxazole ; une souche de S. typhi et une de S. paratyphi B étaient résistantes à l'acide nalidixique.

Aucun décès, mais un échec thérapeutique, trois réactions toxiques et une rechute furent constatés.

CAUMES E. et coll. Typhoid and paratyphoid fever : a 10-year retrospective study of 41 cases in a parisian hospital. J. Travel Med.20 - 01; 8: 293-7.

Parasites, même en Norvège

Pendant 6 mois des échantillons de fruits et légumes disponibles en Norvège ont été systématiquement analysés (n=475). Des oocystes de Cryptosporidium ou des kystes de Giardia furent trouvés dans 29 échantillons (6%). Cette positivité concernait essentiellement des salades, divers types de choux, aneth et fraises. Il n'y avait pas plus de positivité dans les produits importés que dans les nationaux. De fait les parasites furent retrouvés dans les eaux d'arrosage.

ROBERTSON L.J. et coll. Occurrence of parasites on fruits and vegetables in Norway. J. Food Prot. 20 - 01; 64: 1793-8.

NDLR. L'adjectif "universelles" est donc bien pertinemment accolé à notre recommandation de "précautions alimentaires".

Campylobacter, voyages et poulets

C'est souvent Campylobacter qui est à l'origine de diarrhées du voyageur (mais aussi de celles des populations sédentaires). Une étude cas-témoins (1) a été menée en communautaire. Deux facteurs de risque apparaissent: avoir fait un voyage outre-mer, ou avoir mangé du poulet dans un restaurant.

Mais d'un autre côté, par exemple pour les Européens continentaux, il n'y a sans doute pas besoin de faire un voyage exotique: il suffirait d'aller en Angleterre. Depuis 1998 dans ce pays les campylobactérioses connaissent des records (alors que les salmonelloses diminuent). C'est dans le sud-ouest du pays que la prévalence est la plus forte, et à Londres qu'elle est la plus faible (2).

1. Epidemiol.Infect. 20 - 01 ; 127 : 185-93.
2. Comm.Dis. Publ. Health. 20 - 01 ; 4 : 194-9.

Soleil : attitudes comportementales de protection

Des auteurs canadiens ont étudié une vaste cohorte depuis 1996, analysant les mesures personnelles de protection solaires adoptées spontanément; celles-ci ont été croisées avec les dégâts cutanés.

Il apparaît clairement que la meilleure des protections consiste tout simplement à ne pas sortir lorsque le soleil est au zénith. Se mettre à l'ombre ou porter des vêtements recouvrants n'apparaît pas comme efficace.

Prev. Med. 20 - 01 ; 33 : 854-7.

Mucoviscidose et voyages aériens

Les auteurs, qui publient dans le dernier numéro de Thorax, souhaitent attirer l'attention de tous sur ces voyageurs très fragiles et vulnérables que sont les patients atteints de mucoviscidose.

Au cours d'un voyage en avion, ils peuvent en effet voir leur état s'aggraver de manière sévère, pour plusieurs raisons cumulatives.

1) Aggraver encore la viscosité du mucus bronchique dans l'air déshydraté de la cabine.
2) Contracter un virus ou une bactérie dans l'atmosphère confinée non renouvelée.
3) Décompenser l'état respiratoire en raison de l'oxygène raréfié.

Les auteurs estiment que les médecins ne sont pas suffisamment informés de ces risques. Ils devraient éduquer leurs patients (maintien d'une bonne hydratation en particulier) et leur recommander de n'embarquer que sur des compagnies autorisant une oxygénothérapie; oxygénothérapie préventive qu'ils recommandent systématiquement.

Thorax. 20 - 01 ; 56 : 821-2.