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Avril 2001

Chauves-souris enragées

Le décès d'un enfant canadien de 9 ans s'ajoute à une liste maintenant déjà longue de cas de rage autochtone. La famille s'installe dans un gîte rural à la montagne. A leur réveil ils s'aperçoivent que la salle de bain et la cuisine hébergent également une quantité monstrueuse de chauves-souris (2000 individus semble-t-il). Les locataires humains les chassent promptement. L'enfant note quelques lacérations minimes sur ses bras. Six semaines plus tard, il décède.

Conclusion des auteurs. Dès que l'on s'aperçoit que l'on a partagé une chambrée avec ne serait-ce qu'une chauve-souris, il est impératif de procéder immédiatement à une vaccination post-exposition, qu'il y ait ou non des solutions de continuité cutanée. Si l'on prévoit une telle promiscuité, une vaccination préventive doit être effectuée.

Can. Med. Ass. J. 20 - 01; 164: 679.

Dangereux sandwichs

Les voyageurs en consomment beaucoup: c'est facile, rapide, pas cher : mais ça peut rapporter de gros ennuis. Les hamburgers à base de viande de b'uf sont à l'origine des trois dernières épidémies de salmonelloses rapportées en Europe

Eurosurveillance 20 - 01 ; 6: 21-5.

Dans l'Ohio, si l'on avait ajouté des oignons verts, on aurait en plus contracté une hépatite A (J. Infect. Dis. 20 - 01 ; 183: 1273-6). Ceux qui se rabattraient sur les sandwichs au thon seraient de plus en plus exposés au choc histaminique: en deux ans en Caroline du Nord le nombre d'empoisonnements à l'histamine liés à la consommation de tuna burgers a été multiplié par 10

JAMA 20 - 01 ; 285 : 1327-30.

Hépatite A : contrôle d'une épidémie par la vaccination

L'Italie est une zone intermédiaire pour la transmission de l'hépatite A. Le virus ne circulant plus intensément, la population jeune ne bénéficie pas d'une contamination dans l'enfance. Mais le virus circule encore et trouve alors des populations adultes vulnérables . Surviennent alors des épidémies qu'il importe de circonscrire au plus vite.

On sait que la vaccination en situation épidémique est plus efficace que l'injection d'immunoglobulines. Les auteurs ont donc utilisé le vaccin pour éteindre une récente épidémie : la vaccination de tous les sujets vivant sous le même toit qu'un patient a montré une efficacité protectrice de 82% (CI : 20-96%). Mais, fait nouveau, tous les sujets qui ont quand même contracté une hépatite A n'ont manifesté que des formes très mineures : le vaccin, même injecté trop tard, aurait quand même une efficacité et mettrait à l'abri des formes graves de l'hépatite A.

STROFFOLINI T. et coll. Vaccination policy against hepatitis A in Italy. Vaccin 20 - 01; 19: 2404-6.