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Novembre 1997

Fièvre hémorragique avec syndrome rénal : très inquiétante épidémie en Russie

En plein centre de la Russie (Bashkiria), au sud de l'Oural, 20 personnes viennent officiellement de mourir et 18 autres seraient dans un état " critique ". On ne sait pas combien de centaines (milliers') d'individus sont atteints. La maladie n'est nommée que par l'appellation qu'elle connaît désormais dans le peuple : le " fléau de Bashkiria " ! Il s'agit à l'évidence d'une fièvre hémorragique virale de haute gravité dont le réservoir est constitué par les rongeurs -type campagnols- : ces derniers, après avoir proliféré tout l'été, n'hésitent pas à coloniser les habitations avec la fraîcheur automnale. Un gigantesque plan d'élimination des rongeurs serait en cours.

Source : Itar-Tass, ProMED

Encéphalite épidémique au Népal

L'épidémie semble durer depuis quelques mois. Au moins un millier de personnes ont été hospitalisées dans un tableau d'encéphalite aiguë et au moins une centaine de décès auraient été recensés. Ces chiffres plus ou moins officiels ne semblent donner qu'un reflet lointain de la réalité. Le tableau clinique ressemble fort à celui de l'encéphalite japonaise.

Source : OMS

NDLR. Les touristes, de plus en plus nombreux, qui se rendent au Népal, devraient en ce moment se voir conseiller des mesures visant à se protéger contre les piqûres de moustiques, à la fois nocturnes (moustiquaires imprégnées) et diurnes (répulsifs cutanés). Même si le doute plane encore sur l'étiologie de ces encéphalites, il nous paraît raisonnable de leur conseiller la vaccination contre l'encéphalite japonaise (Centres des Vaccinations internationales), et d'autant plus que leur séjour sera long.

Le choléra à Acapulco

Cité balnéaire " De Luxe " privilégiée des Américains, la prestigieuse Acapulco sombre dans le drame infectieux tropical après le terrible ouragan qu'elle a subi début octobre. Comme toujours en ce cas, l'accès à l'eau potable se trouve compromis. Une épidémie de choléra vient de débuter (chiffres non communiqués par les autorités mexicaines). Les mêmes autorités font savoir qu'elles craignent également l'éclosion prochaine des autres maladies d'origine hydrique, tout particulièrement la typhoïde et autres salmonelloses. Accessoirement on redoute aussi l'imminente arrivée de la dengue.

Source : ProMED

Grande épidémie de choléra au Kenya

Depuis notre annonce épidémique du choléra dans la région sud-ouest du Kenya (VISA n°3), la maladie semble s'être étendue de manière dramatique. Un plan rouge a été décrété dans toute la province de Nyanza pour ce qui s'annonce comme un " terrible désastre ". Au 15 octobre, 130 personnes étaient décédées, mais 10 décès étaient à déplorer au cours des trois derniers jours précédant cette date. 2.500 hospitalisés au moins, 25.000 sujets traités en externe. Médecins sans Frontières a établi une antenne. Restaurants et marchés ferment, sans cesse plus nombreux, sur décision administrative. Un foyer secondaire se serait déclaré dans la vallée du Rift, à 187km de Nairobi. L'intensité des mouvements de population entre les différentes provinces -les touristes en particulier- pourrait être un facteur rapide de généralisation de l'épidémie.

Source : PANA

Fièvre typhoïde en Guyane française

Il n'y a plus d'eau potable à Maripasoula. Si bien que les habitants stockent l'eau dans des conditions qui ne sont pas bactériologiquement adéquates. Deux cas de fièvre typhoïde sont survenus. Les responsables locaux indiquent qu'une épidémie de plus vaste ampleur pourrait éclater de ce fait. Ils réclament qu'un terme soit mis à cette situation de pénurie, qui atteint non seulement l'approvisionnement en eau potable, mais aussi, indirectement la lingerie, l'électricité, le ramassage des ordures ménagères, l'hygiène générale.

Source : DDASS, Cayenne

Peste : zones infectées : mise à jour

Afrique : Congo ex-Zaïre, Madagascar, Mozambique, Ouganda, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe.

Amérique : Bolivie, Brésil, Pérou.

Asie : Viêt-nam.

Source : OMS

NDLR. Ces pays ne sont bien sûr pas infectés en totalité ; le détail des zones atteintes peut être obtenu auprès de l'Organisation mondiale de la Santé, CDT (Genève).