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Février 2005

Grippe aviaire : ce qu'il faut dire aux voyageurs

Aucun pays du monde, aucune instance internationale ne déconseille les voyages en Asie du Sue-Est pour cause de grippe aviaire.
Malgré des flux touristiques massifs dans les deux pays les plus atteints (Vietnam et Thaïlande, tout récemment Cambodge), aucun voyageur n'a été atteint. Il existe un risque d'internationalisation, d'autant plus que la contamination inter-humaine vient d'être confirmée (NEJM, 24. - 01.05). Si ce risque devient réalité, plus personne ne sera à l'abri, voyageur comme sédentaire.
Pour diminuer le risque de faire partie des premiers voyageurs contaminés, il convient de respecter les règles suivantes (CDC).
- Ne fréquenter aucun endroit où se trouvent des volailles et tous autres oiseaux, vivants ou morts : fermes, marchés, combats de coqs...
- Eviter tout contact avec des surfaces souillées par les volailles ou leurs déjections.
- Ne consommer de volailles et 'ufs que très cuits (>70°C).
- Respecter les règles d'hygiène classiques : en particulier, lavage fréquent des mains, et systématique avant toute manipulation d'aliments ; se munir d'une solution hydro-alcoolique, en cas de lavage au savon impossible.
- Emporter un thermomètre ; consulter en cas de fièvre.
- Dix jours sans symptôme après le retour, tout risque est écarté.

Situation post-tsunami

Certains médias l'on claironné : « il faudra 15 ans pour retourner à l'état antérieur » : ces journalistes ne connaissent pas les Asiatiques, leur résilience et leur énergie. Le ministère des Affaires étrangères et l'OMS font le point aujourd'hui.

Phuket. On apprend que « les dégâts ont été très localisés et limités à certaines plages ; la vie quotidienne et les activités ordinaires se poursuivent de façon normale dans la plus grande partie de l'île ; de nombreux hôtels, restaurants, centres de plongée... fonctionnent comme à l'ordinaire ; situation identique à Krabi ».

Sri Lanka. De nombreux hôtels on réouvert depuis le 1er février. Les déplacements dans toutes les zones touristiques de l'île, notamment Kandy et le triangle culturel, ne souffrent d'aucune restriction.

Indonésie. Reconstruction rapide.

Inde. Tamil Nadu , Pondichéry, l'Andra Pradesh, le Kerala : ces zones affectées par le tsunami se limitent aux côtes sans aller au delà de 4 km à l'intérieur des terres. La situation tend à se normaliser. Voyages déconseillés pendant encore quelques semaines « pour ne pas gêner les opérations en cours ».

Maldives. La plupart des complexes hôteliers fonctionnent normalement.

Malaisie. La situation est revenue à la normale dans toutes les zones touristiques.

Aucune épidémie n'est signalée.

NDLR. Les touristes, gavés de fausses informations par les télévisions, désertent donc ces destinations : les prix chutent : on peut trouver une semaine « all inclusive » à Goa pour 430 Euros ! (TravelMole). Vous pouvez éteindre la télévision et reprendre une activité normale.

 

Attention à l'eau de boisson

Non, ce n'est pas encore une mise en garde contre l'eau du robinet de Bangui ou de Hué. Nous sommes en plein monde riche, aux Etats-Unis, et dans les temples de la civilisation : les avions et aéroports. L'agence américaine de l'environnement (EPA) a procédé à 169 prélèvement d'eau de robinets de galleys d'aéronefs et de points d'eau d'aéroports. Dans 29 prélèvements (17,2%) furent identifiés des bacilles coliformes, témoignant donc d'une contamination fécale. Alerte en cours, au moins pour les sujets immunodéprimés (ABC).

 

Dracunculose : situation mondiale

Sur 20 pays atteints par le ver de Guinée avant l'initiative d'éradication, il ne reste plus que :
Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ethiopie, Mali (qui ont notifié moins de 100 cas), Ghana, Mali, Niger, Nigeria, Soudan, Togo (plus de 100 cas).
Le plan d'éradication est un indéniable succès : en 1989, on rapportait près de 900.000 cas mondiaux : en 2004, 8.700 (OMS).

 

Phlébotomes plus dangereux que FARC

Alors que le tourisme amazonien connaît une importante croissance, les voyageurs devraient méditer sur les chiffres suivants. Les forces armées colombiennes sont engagées dans la lutte contre les FARC : en 2004, 2.500 soldats ont été hospitalisés pour leishmaniose ; le nombre des blessés au combat est de plus de la moitié inférieur : 1.150 (AP).

 

Crashs aériens

Jamais on aura connu une année aussi faste que 2004. Seulement cinq aréonefs se sont écrasés, faisant 466 victimes (702 en 2003). Ces cinq accidents sont le fait de deux compagnies africaines et de trois asiatiques. Rien à signaler (et depuis plus de 3 ans) pour les compagnies européennes et américaines -11 septembre et attentats thétchènes exclus.
La voie aérienne est, et de plus en plus, le mode de transport le plus sûr au kilomètre parcouru (IATA).