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Avril 2000

Dernières nouvelles du paludisme

Le paludisme est bien revenu à St-Domingue (OMS/CDC) ; mais il n'est pas revenu à Cancun comme annoncé (et comme nous l'avions bien prévu dans VISA n°28).

On ne sait pas très bien ce qui se passe en Amérique du Sud puisque coïncident avec une flambée palustre d'importantes épidémies de dengue, de fièvre jaune, de choléra qui désorganisent le précaire système de surveillance épidémiologique (OMS, ProMED).

Le gouvernement kenyan stocke massivement des antipaludiques, avec l'aide de la Grande-Bretagne (The Nation).

L'Afrique du Sud stocke médicaments et tests diagnostiques en vue de la pire saison palustre depuis 30 ans (AfricaNews).

Les gouvernements botswanais et du Swaziland font de même (PANA). La Zambie appelle au secours (PANA).

Au Mozambique, toute surveillance épidémiologique est rendue impossible par les mouvements de population (Lancet).

A Madagascar, on ne sait plus où l'on en est à cause de l'inextinguible épidémie de choléra (OMS). Et à la Réunion, on est très inquiet d'une importation de cas (BEH).

L'onchocercose en Afrique

Malgré des plans de lutte, basés sur la distribution d'ivermectine, la "cécité des rivières" demeure un problème de santé publique dans 18 pays : Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Congo RD, Ethiopie, Guinée équatoriale, Gabon, Kenya, Liberia, Malawi, Mozambique, Nigeria, Ouganda, Ruanda, Soudan, Tanzanie (OMS).

NDLR. L'onchocercose, transmise par la simulie qui prolifère le long des cours d'eau, est rarissime chez le touriste de courte durée : il s'agit d'une maladie d'accumulation, nécessitant de nombreuses infestations. Elle est donc possible chez les voyageurs de longue durée, les expatriés, qui vivraient dans les mêmes conditions que les autochtones des pays concernés.

Les recommandations du Ministère des Affaires étrangères

Burundi. Couvre-feu de minuit à 5h00.

Comores. La récente tentative de coup d'état conduit les autorités locales à exercer une surveillance constante des voyageurs, notamment français, qui peuvent se voir retirer leur passeport à tout moment, et se trouver dans l'obligation d'écourter leur séjour. Costa Rica. Importants mouvements sociaux avec blocage des voies de circulation.

Indonésie. Mouvements sociaux liés à l'augmentation du prix de l'électricité et des carburants.

Mozambique. La plus grande prudence est recommandée aux voyageurs qui persisteraient à se rendre dans ce pays ravagé par les inondations qui ne dispose plus d'aucune infrastructure et qui connaît une recrudescence du paludisme et des maladies diarrhéiques. Népal. Grève et manifestations prévues pendant le mois d'avril, perturbant gravement les transports.

Philippines. Il est fortement déconseillé de se rendre dans la région du Mont Mayon (province d'Albay) où une éruption volcanique est en cours.

Sri Lanka. Pays en guerre; séjour à Colombo vivement déconseillé ; seules les stations balnéaires du sud sont pour le moment épargnées.

Venezuela. Les régions touchées par les inondations sont toujours sans eau potable, sans téléphone et quasiment sans électricité. Baignades formellement déconseillées dans les zones d'aval (de La Guaira à Los Caracas).