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Flash infos H1N1 du 27 juillet 2009

Flash infos H1N1 du 27 juillet 2009

La récente intervention (JDD 25.07.09) très médiatisée du Pr. Bernard Debré (urologue, donc très au fait de l’épidémiologie des maladies infectieuses…) impose une mise au point.
Ce confrère égaré dans les méandres politiciens ose qualifier l’actuelle pandémie de «grippette», de «dame de cœur» !
Bien évidemment M. Debré, votre propos n’est pas d’ordre scientifique mais d’essence politicienne.
Les virus de la grippe (Myxovirus influenzae) changent en permanence leur génome, et donc leur structure, leur contagiosité, leur agressivité. Ils infectent en permanence les oiseaux, les porcs et les hommes, circulant entre ces trois espèces ; ils repartent de chacune différents de ce qu’ils étaient lors de leur pénétration dans l’hôte. Après chacun de ces passages, le virus peut se trouver plus agressif ou moins agressif; le problème est que c’est le plus agressif qui prendra le pas sur les autres, par un simple phénomène de sélection.
Autre donnée importante. Quand un virus de la grippe est déjà passé chez l’homme, celui-ci en garde une mémoire immunitaire et un certain niveau de défense: c’est ce qui se passe dans la grippe banale, saisonnière. Quand un nouveau virus apparaît, l’homme se retrouve donc sans la moindre protection naturelle: c’est que qui se passe avec l’actuel virus A pandémique.
Enfin l’étude épidémiologique historique montre qu’une grippe pandémique meurtrière frappe l’humanité en moyenne tous les 39-40 ans: la dernière eut lieu en 1969 (grippe dite de Hong Kong)…
En fait M. Debré, vous faites un pari sur la meilleure des hypothèses: le H1N1 disparaîtra tout seul, sans avoir fait (trop !) de victimes et vous pourrez alors claironner dans la sphère politico-médiatique. Mais si vous avez tort, quel sera le prix humain de cette démobilisation ?

Dr. Alain Fisch

 

Flash infos H1N1 du 27 juillet 2009

La récente intervention (JDD 25.07.09) très médiatisée du Pr. Bernard Debré (urologue, donc très au fait de l’épidémiologie des maladies infectieuses…) impose une mise au point.
Ce confrère égaré dans les méandres politiciens ose qualifier l’actuelle pandémie de «grippette», de «dame de cœur» !
Bien évidemment M. Debré, votre propos n’est pas d’ordre scientifique mais d’essence politicienne.
Les virus de la grippe (Myxovirus influenzae) changent en permanence leur génome, et donc leur structure, leur contagiosité, leur agressivité. Ils infectent en permanence les oiseaux, les porcs et les hommes, circulant entre ces trois espèces ; ils repartent de chacune différents de ce qu’ils étaient lors de leur pénétration dans l’hôte. Après chacun de ces passages, le virus peut se trouver plus agressif ou moins agressif; le problème est que c’est le plus agressif qui prendra le pas sur les autres, par un simple phénomène de sélection.
Autre donnée importante. Quand un virus de la grippe est déjà passé chez l’homme, celui-ci en garde une mémoire immunitaire et un certain niveau de défense: c’est ce qui se passe dans la grippe banale, saisonnière. Quand un nouveau virus apparaît, l’homme se retrouve donc sans la moindre protection naturelle: c’est que qui se passe avec l’actuel virus A pandémique.
Enfin l’étude épidémiologique historique montre qu’une grippe pandémique meurtrière frappe l’humanité en moyenne tous les 39-40 ans: la dernière eut lieu en 1969 (grippe dite de Hong Kong)…
En fait M. Debré, vous faites un pari sur la meilleure des hypothèses: le H1N1 disparaîtra tout seul, sans avoir fait (trop !) de victimes et vous pourrez alors claironner dans la sphère politico-médiatique. Mais si vous avez tort, quel sera le prix humain de cette démobilisation ?

Dr. Alain Fisch