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28 avril 2009

DE LA GRIPPE ESPAGNOLE (1918-19) A L’ACTUELLE PANDEMIE GRIPPALE NORD-AMERICAINE (flash info du 28/04/2009)

 

La grippe dite « espagnole » fut la pandémie la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité.
 
L’analyse épidémiologique rétrospective nous apprend que l’espacement maximum de deux pandémies grippales atypiques et meurtrières est de 39 ans ; on peut s’attendre en moyenne à trois pandémies meurtrières par siècle. Au XXème siècle ; après 1918-9, survinrent deux pandémies, beaucoup moins graves :
         1957-1958
-         1968-1969

Nous y sommes !
 
Selon les chercheurs, la mortalité de la grippe espagnole fut de 20 à 50 millions ; la majorité retiennent le chiffre de 30 millions de morts. Ce chiffre est à rapprocher de celui des morts aux combats de la première guerre mondiale : 13 millions. Chez les citoyens des Etats-Unis, le nombre de décès fut de 550.000, soit plus de morts qu’en firent la première, la seconde guerre mondiale, les guerres de Corée et du Vietnam réunies.
Le nombre des décès français est établi à 408.108.
 
L’étonnante histoire de cette pandémie se décompose en trois phases.
 
Première phase. En février 1918 apparaît le virus H1N1 à Canton, puis dans les camps militaires de l’est des Etats-Unis. Une première vague de troupes américaines débarque à Bordeaux en avril 1918 ; en mai, la France, l’Italie et l’Espagne sont atteintes. Le taux d’attaque est important, mais la létalité est faible, similaire à celui d’une épidémie commune : « 3 jours au lit ».
Ce taux d’attaque, commun aux pays d’Europe de l’Ouest, est dissimulé car aucun pays ne souhaite montrer une faiblesse à l’adversaire ; seule l’Espagne, pays neutre, parle de son épidémie ; les deux camps adverses alors inventent simultanément l’appellation « grippe espagnole ».
Deuxième phase. Elle éclot à Brest en octobre 1918.
 
Troisième phase. Contamination de toute l’Europe, réalisée en janvier 1919.
Ces deux phases se caractérisent par une augmentation monstrueuse de la létalité : 10 fois plus que pendant la première phase : de « trois jours au lit », on passe à « la mort en trois jours ».

Deux facteurs expliquent cette gravité.
- A cette époque circulaient de manière saisonnière des virus H2N8 et H3N8. Apparut un virus nouveau, H1N1, très proche du virus de la grippe (« peste ») porcine, mais vraisemblablement d’origine aviaire : le porc jouant un rôle de moyeu, de « hub », de « mélangeur ».
- Ce virus était doté d’un potentiel létal pour l’homme 10 fois supérieur à tout autre Myxovirus influenzae documenté ces 150 dernières années, et particulièrement dans la tranche d’âge de 20 à 50 ans. A ce pouvoir létal était associé une transmissibilité non encore égalée : 50% de la population terrestre fut infectée par ce virus.
 
La Grande Guerre terminée, la Société des Nations fut créée. « Que cela ne se reproduise plus » fut son thème fondateur ; cela concernait aussi la grippe espagnole : la constitution de la SDN portait création d’un « comité d’hygiène international » qui devint plus tard l’Organisation Mondiale de la Santé.
 
Il convient de noter que, à cette époque, les transports aériens étaient anecdotiques et ne concernaient que quelques militaires ou aventuriers. Aujourd’hui tout point de la planète est accessible en moins de 24 heures. En 2008, un milliard de personnes (le sixième de la population terrestre) ont effectué un vol international !

 

DE LA GRIPPE ESPAGNOLE (1918-19) A L’ACTUELLE PANDEMIE GRIPPALE NORD-AMERICAINE (flash info du 28/04/2009)

 

La grippe dite « espagnole » fut la pandémie la plus meurtrière de l’histoire de l’humanité.

 

 
L’analyse épidémiologique rétrospective nous apprend que l’espacement maximum de deux pandémies grippales atypiques et meurtrières est de 39 ans ; on peut s’attendre en moyenne à trois pandémies meurtrières par siècle. Au XXème siècle ; après 1918-9, survinrent deux pandémies, beaucoup moins graves :
         1957-1958
-         1968-1969

Nous y sommes !
 
Selon les chercheurs, la mortalité de la grippe espagnole fut de 20 à 50 millions ; la majorité retiennent le chiffre de 30 millions de morts. Ce chiffre est à rapprocher de celui des morts aux combats de la première guerre mondiale : 13 millions. Chez les citoyens des Etats-Unis, le nombre de décès fut de 550.000, soit plus de morts qu’en firent la première, la seconde guerre mondiale, les guerres de Corée et du Vietnam réunies.
Le nombre des décès français est établi à 408.108.
 
L’étonnante histoire de cette pandémie se décompose en trois phases.