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29 avril 2009

GRIPPE PANDEMIQUE (flash info du 29/04/2009)


Depuis quelques minutes le monde est passé en niveau 5 ! (OMS).

Le passage au niveau 5 signifie que la transmission inter-humaine existe dans au moins deux pays d'une même "région OMS": en l'occurence, le Mexique et les Etats-Unis. L'Organisation mondiale de la Santé précise que ce passage est "une alerte forte pour pour tous les pays, signalant que la pandémie (atteinte du monde entier NDLR) est imminente et que les délais pour réagir sont désormais extrêmement courts".
 

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03 mai 2009

Pas grave la grippe nord-américaine ?

Des cas dans douze pays, et pas un décès en dehors du Mexique ; et encore, pour ce pays, c’est à voir : des enquêteurs travaillent en ce moment et semblent découvrir que les causes de décès ne sont pas univoques.

Alors on peut se rassurer ; d’ailleurs le ministère français de la Santé le dit : « la situation est sous contrôle ». Ceci dit, quand on entend ce genre de phrase en France, il y a matière à inquiétude : les « autorités » françaises ont toujours plus peur de la peur que de l’évènement qui crée la peur…

De toutes façons, la réponse est NON. L’expérience épidémiologique et la virologie nous apprennent que les grandes pandémies grippales connaissent deux phases : la première (elle a débuté) est bénigne, la seconde est meurtrière (30 millions de morts en 1919).

Ce que l’on entend en consultation

- C’est un coup médiatique de Roche pour fourguer de nouveaux stocks de Tamiflu, les stocks actuels étant périmés.

- C’est un coup des Américains qui veulent diluer la crise économique dont ils sont responsables dans une panique d’un genre différent.

- Perdez-pas votre temps Docteur, c’est que des conneries comme d’habitude.

- Faute d’une bonne guerre à l’ancienne capable de faire repartir l’économie, les puissances occidentales économiquement sinistrées de leur propre faute inventent l’épidémie qui fait peur à tout le monde.

- On nous a déjà fait le coup avec le SRAS et la grippe aviaire.

- Si c’était vraiment grave, on verrait Sarkozy tous les jours à la télé.

- Tout ça c’est pour faire passer Caterpillar, Gandrange et compagnie.

 

Ruée sur les masques FFP2

 

Après le Tamiflu, ce sont désormais les masques FFP2 qui sont introuvables en pharmacie.

Des petits malins, qui se soucient peu d’éthique médicale, ont constitué quelques stocks qu’ils proposent désormais à la vente sur internet en faisant flamber les prix. Nous avons trouvé sur la Toile des masques FFP2 au prix unitaire de… 25 Euro !

Si vous tapez « FFP2 » sur Google, vous trouverez que les 25 premières pages (10 adresses par page) sont totalement occupées par des marchands en tous genres, la plupart inconnus il y a encore 48 heures ! Les informations scientifiques sont reléguées au-delà des 30 premières pages…

Divers

- Intenses conditions de promiscuité, ferveur, fraternité et chants, lieu qui attire les foules du monde entier et qui vient de voir arriver 5000 Américains de l’Ordre de Malte : inquiétude à Lourdes !

- France, ce jour : 2 cas confirmés, 7 probables, 22 patients actuellement hospitalisés. Tous se portent bient.

- Monde : 19 pays touchés. Au moins 330 cas avérés, dont 27 en Europe.

- N° vert grippe A : 0 825 302 302

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Octobre 2009

VACCIN GRIPPE A : DEUX BUGS DE PLUS

La vaccination des personnels de santé a donc commencé ; elle est proposée à tous. A tous sauf aux médecins étrangers exerçant en hôpital public et qui n’ont pas de numéro de Sécurité sociale ! Et ils sont nombreux ces « faisant fonction » d’internes, résidents et autres attachés aux statuts hétéroclites. Mais ils sont, comme les autres médecins, au contact de très nombreux patients. L’arrêt de travail de ces médecins serait catastrophique pour des services fonctionnant déjà, de manière chronique, en mode dégradé.
Pas de numéro de SS, pas de vaccin ! N’y voyons surtout pas une mesure discriminatoire : le gouvernement cherche légitimement à protéger le maximum de personnels de santé, quels que soient leur nationalité et leur statut. Mais, pour ce faire, la Sécurité sociale a créé une usine à gaz administrative et informatique : la saisie des données administratives des candidats à la vaccination dure environ dix fois plus longtemps que l’acte médical ! Et tout tourne autour de la carte Vitale. Si vous n’en avez pas, vous n’êtes pas en état administratif de recevoir le précieux vaccin.
Bien sûr nous avons appelé la « hotline » AMELI (Assurance médicale en ligne) : on nous a répondu « dans l’état actuel, effectivement, vous ne pouvez pas vaciner ces personnels… nous ferons remonter le message… nous avons conscience qu’une simplification des procédures est nécessaire… »
 
Dans les salles de garde, dans les cafétérias des hôpitaux, dans les réunions de médecins, on entend depuis 24 heures des discussions d’un autre thème.
- Tu vas te faire vacciner ?
- Oui, mais j’attends le vaccin Sanofi sans adjuvant.
L’adjuvant (squalène, utilisé dans le vaccin actuellement disponible Pandemrix des laboratoires GSK) a pour objet de « booster » l’antigène vaccinal (la substance active). Pour obtenir une bonne protection, il faudrait 15 mcg du précieux antigène long à produire. Or, compte tenu de l’urgence imposée par le gouvernement, GSK a décidé de ne mettre dans son vaccin que 3,75mcg d’antigène et de « booster » par l’adjuvant squalène. Il protège aussi bien que le vaccin à 15mcg d’antigène pur. Mais le squalène a mauvaise réputation –à tort ou à raison, nul n’en sait rien. « Booster » l’immunité de manière non spécifique peut signifier, théoriquement, que des maladies auto-immunes latentes pourraient se réveiller. De plus, le squalène fut utilisé comme adjuvant de divers vaccins militaires américains (anthrax par exemple) lors que la guerre du Golfe. Les soldats américains développèrent différents syndromes bizarres : la responsabilité (hypothétique) du squalène ne fut jamais établie, les pauvres soldats ayant reçu tout un tas d’autres substances potentiellement, théoriquement, dangereuses.
Mais les médecins sont formés, depuis Hippocrate, au principe de précaution (primum non nocere). Ils sont donc réservés quant à l’injection du vaccin adjuvé. Et que n’ont-ils pas découvert : le vaccin Pandemrix se présente en deux flacons à reconstituer en un : l’un contenant l’antigène pur, à 3,75mg, l’autre l’adjuvant. « Qu’à cela ne tienne : je vais me garder de reconstituer le produit, et je vais me faire injecter 4 fois la dose d’antigène pur ; et au revoir l’adjuvant ! Poubelle ! » Moyennant quoi, une dose pour 10 personnes ne servira qu’à deux et demi.
 
Une certaine impression de chaos…
 
Voilà. Il y a matière à réflexion pour les autorités de santé vis-à-vis de ces deux bugs.

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02 mai 2009

GRIPPE PANDEMIQUE

LIENS INFORMATIFS UTILES ET FIABLES
 
NATIONAUX
 
Institut national de Veille sanitaire (INVS)
et son Bulletin hebdomadaire international
 
Ministère de la Santé et des Sports
 
Ministère des Affaires étrangères et européennes
 
Le blog d’Antoine Flahaut, directeur de l’Institut des hautes Etudes en Santé publique (EHESP) : qualité et pas de xyloglossie (ndlr).
 
EXTRA-NATIONAUX ET INTERNATIONAUX
 
Organisation mondiale de la Santé (OMS) – Alerte et action en cas d’épidémie et de pandémie
 
Centers for Disease Control and Prevention (CDC)
 
Santé Canada
 
Foreign and Commonwealth Office (UK)
 
ProMED
 
 
La rédaction de www.sante-voyages.com

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Flash infos H1N1 du 27 juillet 2009

Flash infos H1N1 du 27 juillet 2009

La récente intervention (JDD 25.07.09) très médiatisée du Pr. Bernard Debré (urologue, donc très au fait de l’épidémiologie des maladies infectieuses…) impose une mise au point.
Ce confrère égaré dans les méandres politiciens ose qualifier l’actuelle pandémie de «grippette», de «dame de cœur» !
Bien évidemment M. Debré, votre propos n’est pas d’ordre scientifique mais d’essence politicienne.
Les virus de la grippe (Myxovirus influenzae) changent en permanence leur génome, et donc leur structure, leur contagiosité, leur agressivité. Ils infectent en permanence les oiseaux, les porcs et les hommes, circulant entre ces trois espèces ; ils repartent de chacune différents de ce qu’ils étaient lors de leur pénétration dans l’hôte. Après chacun de ces passages, le virus peut se trouver plus agressif ou moins agressif; le problème est que c’est le plus agressif qui prendra le pas sur les autres, par un simple phénomène de sélection.
Autre donnée importante. Quand un virus de la grippe est déjà passé chez l’homme, celui-ci en garde une mémoire immunitaire et un certain niveau de défense: c’est ce qui se passe dans la grippe banale, saisonnière. Quand un nouveau virus apparaît, l’homme se retrouve donc sans la moindre protection naturelle: c’est que qui se passe avec l’actuel virus A pandémique.
Enfin l’étude épidémiologique historique montre qu’une grippe pandémique meurtrière frappe l’humanité en moyenne tous les 39-40 ans: la dernière eut lieu en 1969 (grippe dite de Hong Kong)…
En fait M. Debré, vous faites un pari sur la meilleure des hypothèses: le H1N1 disparaîtra tout seul, sans avoir fait (trop !) de victimes et vous pourrez alors claironner dans la sphère politico-médiatique. Mais si vous avez tort, quel sera le prix humain de cette démobilisation ?

Dr. Alain Fisch

 

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  1. 28 avril 2009