Protocoles et Surveillances sont deux ouvrages de formation médicale, principalement destinés aux médecins généralistes et aux médecins des services des urgences. Ils permettent à leurs lecteurs de mettre à jour leurs connaissances, de manière rapide et pratique dans plus de 250 situations d'urgence et de médecine générale.

Protocoles & Surveillances
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Vous trouverez ci-joint un texte " exemple " :

"DENGUE"

par le Dr A. FISCH

1 - Le degré d'urgence

C'est une arbovirose (virose transmise par des arthropodes) très fréquente en zone tropicale, souvent bénigne, parfois mortelle.
Il y a urgence à en poser le diagnostic et à éliminer celui d'autres causes de fièvre tropicale. Il faut hospitaliser en urgence en réanimation, au besoin par SAMU, toute dengue compliquée, en particulier hémorragique.
Le risque de complications est beaucoup plus élevé chez l'enfant.

2 - Les messages

Maladie très fréquente : plus de 100 pays tropicaux ou subtropicaux concernés, les 2/5èmes de la population du globe exposés,
50 millions de cas mondiaux annuels.
Transmise par piqûre de moustique Aedes, qui pique de jour comme de nuit.
Une semaine après le retour en métropole, la dengue n'est pas possible car l'incubation est de 2 à 7 jours.

3 - Les médicaments, le matériel
4 - La confirmation clinique du diagnostic

Il s'agit du diagnostic d'une fièvre au retour d'une zone tropicale ou subtropicale (voir carte 1) ; le diagnostic de dengue est avant tout clinique car sa confirmation biologique (sérologie) ne sera bien souvent obtenue qu'une fois le patient guéri.
Compte tenu de l'absence de thérapeutique spécifique de la dengue, il importe d'éliminer une pathologie tropicale curable, en particulier le paludisme et les fièvres typhoïde et paratyphoïdes.

Les éléments cliniques en faveur de la dengue sont :

5 - Le protocole de traitement
6 - Les premiers examens paracliniques
7 - Les trucs du métier, les pièges qu'il faut éviter

Devant un syndrome fébrile aigu au retour d'un voyage exotique, il est utile de connaître les zones dans lesquelles se superposent le risque de paludisme et celui de la dengue, ainsi que celles qui ne se superposent pas : par exemple : la dengue est rare en Afrique noire alors que le paludisme y est omniprésent ; le paludisme n'existe ni en Australie, ni dans les grandes villes d'Asie du sud, ni dans la plupart des îles du Pacifique et des Caraïbes alors que la dengue y est très fréquente.

La recherche d'un paludisme, pour les zones de coinfection, doit toujours primer sur celle de la dengue ; le diagnostic de dengue est souvent un diagnostic d'élimination en l'attente de la sérologie.

8 - Les correspondances thérapeutiques