Croisières maritimes et santé

Même si l'immense majorité se passent sans encombre, les croisières maritimes sont en plein essor et posent de ce fait un problème de santé publique (OMS).

Les problèmes médicaux enregistrés à bord

Les taux de consultation, très variables, sont néanmoins plus élevés à bord qu'à terre, ce qui n'a pas d'explication univoque (facilité d'accès, ennui et rien d'autre à faire, anxiété... et problèmes réels liés à la croisière).

  1. Les affections respiratoires viennent en premier : près de 30% des recours médicaux.
    • Grippe : parfois responsables de grandes épidémies à bord, surtout dans l'hémisphère nord.
    • Légionellose : rare mais plus fréquente qu'à terre ; 50 flambées au cours des 3 dernières années.
    • Tuberculose : absence d'études concluantes.
    • Cas de diphtérie rapportés, anecdotiques.
  2. Traumatologie : 10-18% (pas de précisions disponibles).
  3. Gastro-entérologie : 9-16%.
    Les gastro-entérites :
    • Quoique très médiatisées depuis quelques années, elles ne représenteraient à ce jour que 3-4% des consultations ; hors spectaculaires épidémies liées au norovirus -le virus des croisières-, elles seraient en régression régulière.
    • Elles n'entraînent pas toujours une consultation, loin de là : d'où une méconnaissance épidémiologique et une latence jusqu'à, parfois, explosion épidémique.
    • Elles sont constamment plus fréquentes à bord que dans le pays d'origine (Amérique du nord, Europe de l'ouest).
    • Agents responsables : le norovirus vient largement en tête (NB mise en isolement des passagers malades possible sur certaines compagnies) ; ailleurs ce sont les germes habituels du péril fécal.
    • Les responsabilités respectives du navire ou des escales ne sont pas déterminées.
    • Hépatite A : flambées décrites, mais incidence difficile à chiffrer (incubation nettement supérieure à la durée d'une croisière, escales...).
  4. Autres maladies infectieuses.
    • IST. Incidence très variable selon les croisières.
    • Rougeole, rubéole, varicelle, méningococcie : flambées décrites.
  5. Maladies non infectieuses
    • Aggravation d'un état pathologique chronique : accidents cardiovasculaires première cause de décès à bord.
    • Brûlures solaires fréquentes, les voyageurs négligeant souvent l'intensité de la réverbération.
    • Mal de mer. Très variable selon l'état de la mer, le type de navire (petits tonnages surtout), la mer naviguée... Prévoir un antiémétique avant le départ, adapté (enfant, grossesse...).
    • Mal de débarquement. Rare mais pouvant persister plusieurs semaines : sensation de tangage, troubles de l'équilibre... pouvant être accidentogènes.

Recours médicaux à bord

Prévention

Un navire est un lieu de grande promiscuité.

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