Fièvre : retour de zone tropicale

Fièvre : retour de zone tropicale

Sous ce titre on trouve habituellement un fourre-tout où se mêlent paludisme, opistorchiase, méningite, coccidioïdomycose, sinusite purulente et allergie au raton-laveur... A la lumière de récentes études européennes enfin bien conduites, dont celle de l'équipe d'Anvers*, il est possible d'être plus ordonné et plus pragmatique.


Attitudes immédiates


En fonction de la zone visitée !

Cette simple notion géographique est déterminante et discriminante pour les diagnostics (spécifiques) les plus fréquents.


Les autres diagnostics portés toutes zones visitées confondues

NB L'hépatite A, seulement deux fois plus fréquente que l'hépatite E, est rendue rare par la bonne couverture vaccinale des voyageurs belges ; la couverture vaccinale anti-typhoïdique étant moindre, la fièvre typhoïde est presque aussi fréquente.


Prise en charge et pronostic

Après consultation externe, urgente ou programmée, une hospitalisation est requise dans 27% des cas. Le paludisme intervient pour 36% de ces admissions.
Le paludisme est, dans cette série, la seule cause de décès.
Pour les patients restés sans diagnostic, le pronostic spontané est toujours favorable.


Conclusion

Ces diagnostics, qui constituent une réalité européenne tangible et non une spéculation de tropicalistes livresques, sont à la portée de tout praticien motivé. Les quelques cas de raretés restant seront confiés aux spécialistes les plus pointus.

* BOTTIEAU E et coll (Anvers). Etiology and outcome of fever after a stay in the tropics. Arch Intern Med 2006 ; 116 : 1642-8.

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