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Diabète insulino-dépendant et vols long courrier

Diabète insulino-dépendant et vols long courrier Imprimer cette page

Les voyages internationaux, quels qu’en soient la durée et le décalage horaire induit, ne sont pas contre-indiqués aux diabétiques de type 1 bien équilibrés au sol, bien éduqués et qui respectent les règles qui suivent.

Règles de base

  • Emporter, en quantité nécessaire pour l’équivalent de 2 fois la durée du voyage :
    • insuline habituelle et insuline d’action rapide (type Humalog®) 
    • un stylo supplémentaire 
    • lecteur de glycémie (piles neuves), bandelettes ; bandelettes pour acétonurie 
    • glucagon (conserver au frais) et nécessaire à injections. 
    Le tout scindé en deux bagages différents, l’un restant à portée de main.
  • Carte de diabétique, ordonnances complètes (si possible rédigées également en anglais), coordonnées du(des) médecin(s) traitant(s) et de la compagnie d’assistance internationale.
  • Prévenir (plus de 48h à l’avance) la compagnie aérienne pour qu’elle fournisse des plateaux repas "diabétiques".
  • Il peut être utile au patient de se munir d’une montre à double cadran ou affichage indiquant l’heure du pays d’origine et celle du pays visité.
  • Il est prudent, le jour du départ comme celui du retour, de réduire les doses d’insuline de 2 unités ou plus (efforts physiques, stress…)
  • Il faut vérifier que le patient connaît bien la durée d’action de ses insulines.
  • Un patient ne sera jamais pris au dépourvu s’il adopte, lors d’un voyage intercontinental, un schéma d’insuline d’action rapide toutes les 6h -à condition qu’un repas soit pris après chaque injection.

Décalages horaires inférieurs à 2-3 heures

  • Pas de modification du schéma insulinique : il suffit de décaler sensiblement l’heure des injections.
  • Si grande labilité glycémique, il est possible d’utiliser de l’insuline à action très rapide à petite dose associée à une collation.
  • Augmenter la fréquence des contrôles glycémiques.

Décalages horaires supérieurs à 2-3 heures

Il est impératif de modifier le schéma insulinique. Exemples pour un patient traité par 3 injections.

Voyages vers l’ouest : ex : Paris-Miami

1) Départ : vol du matin (cas le plus fréquent)

  • Après la dose du matin (réduite), refaire une injection d’insuline d’action rapide avant le déjeuner qui sera servi dans l’avion.
  • A l’arrivée, compte tenu du décalage horaire (6h), refaire une insuline d’action rapide (par exemple réduite de moitié par rapport à la dose du midi) suivie d’une collation, de façon à assurer une couverture insulinique jusqu’au dîner.
  • Au dîner, faire l’insuline intermédiaire habituelle, réduite.
  • Reprendre ensuite le schéma habituel, en tenant compte de l’heure locale.

2) Retour : vol du soir (cas le plus fréquent)

  • Dose d’insuline intermédiaire, réduite, avant le dîner
  • Le matin, dans l’avion, au petit déjeuner, faire quelques unités d’insuline d’action rapide pour assurer une couverture suffisante jusqu’à l’heure habituelle du petit déjeuner en France.
  • Reprendre ensuite le schéma habituel.
Voyages vers l’est : ex : Paris-Bangkok (départ le soir : cas le plus fréquent)
  • Injection de l’insuline intermédiaire habituelle (réduite)
  • Au petit déjeuner dans l’avion (qui correspond à un déjeuner avec le décalage horaire), faire une injection d’insuline rapide de façon à couvrir la période du déjeuner au dîner.
  • Au dîner, reprendre le traitement habituel.

Dans l’avion

  • Le patient a sur lui le nécessaire pour se traiter et se surveiller, en quantité très nettement supérieure par rapport à la durée prévue (retards, escales imprévues, incidents techniques…).
  • Informer l’hôtesse de son état diabétique ; elle saura alors réagir -tout au moins alerter- en cas d’hypoglycémie sévère, et devra respecter strictement les horaires des repas.
  • S’il n’y a pas de plateau repas "diabétique" disponible, il faut veiller à ce que l’apport d’hydrates de carbone soit correct : le plateau "standard" est généralement déficient en glucides lents : compenser par du pain.
  • Prudence avec les sédatifs, qui peuvent modifier la perception de l’hypoglycémie.

Fiche mise à jour le : 16/02/2009.

Tous droits réservés pour tous pays.


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