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Larva migrans cutanees
Larva migrans cutanees


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Larva migrans cutanees

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Photo 1 Photo 2

C'est la dermatose spécifique la plus fréquente chez les patients au retour d'un voyage tropical. Encore appelée larbish, dermatite rampante, ou creeping disease dans les pays anglo-saxons. Il s’agit d’une affection bénigne, mais qui est souvent vécue de manière anxieuse par le patient, lequel de plus imagine qu’il a contracté « une filaire ».

Physiopathologie

Le syndrome de larva migrans cutanée est lié à l'infiltration sous la peau humaine de la larve d'un ankylostome animal, du chien le plus souvent.
Des larves sont déposées sur le sol (plage tropicale le plus souvent) avec les déjections des chiens ; un baigneur marche pieds nus ou s'allonge directement sur la plage, sans natte ni vêtements : pénétration trans-cutanée de la larve.
La larve d'helminthe, égarée chez l'homme, se trouve dans une "impasse parasitaire" : elle cheminera sous sa peau, sans trouver d'issue pour son développement, laissant derrière elle une trace érythémateuse et prurigineuse.

Clinique

La lésion survient le plus souvent au niveau des pieds, mais aussi de toute autre zone cutanée ayant été en contact avec le sable ou la terre souillés (jambes, cuisses, tronc...) sans protection par maillot, natte, chaussures...
Quelques jours après la pénétration se développe une rougeur qui prend bientôt la forme d'un cordon serpigineux caractéristique.
Un prurit local est fréquemment associé.
Le cordon serpigineux rouge et prurigineux progresse de quelques millimètres par jour, dans n'importe quelle direction.
Parfois (10% des cas) se produit une réaction bulleuse (Photo 2), non moins caractéristique.

Diagnostic

Il repose sur la simple inspection et sur l'interrogatoire qui retrouve un séjour récent sur une plage tropicale (des Antilles bien souvent).
Une éosinophilie, inconstante, ne mérite même pas d'être recherché.
En fait le diagnostic est évident pour tout médecin qui en a déjà vu.

Traitement

Le cordon érythémateux apparent n'est que la réaction inflammatoire et allergique qui suit la progression sous-cutanée de la larve : il ne sert donc à rien de chercher à l'extirper de manière chirurgicale.
La guérison sans traitement est constante ; mais les médicaments suivant l’accélèrent.
L'albendazole (Zentel®) en une prise unique d’un comprimé (400mg) chez l’adulte est efficace.
Le traitement le plus efficace semble être l'ivermectine (Stromectol®) à la dose de 12mg (2 cp) chez l’adulte, en une prise unique : malgré les résultats internationaux sur la larva migrans, ce produit n'a pas en France l'AMM dans cette indication (pas plus d'ailleurs que l’albendazole). Anti-prurigineux à la demande, pour une courte durée.

Tous droits réservés pour tous pays.


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